|
Groupe d'étude de
l'accès à l'information
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Consultation avec les ministères ayant reçu une «
fiche de rendement » Le jeudi 30 novembre et le lundi 18 décembre
2000
Faits saillants de la consultation
Introduction
Le Commissaire à l'information, en mettant en évidence
le problème des plaintes quant aux retards, a mené des études
sur les retards dans le traitement des demandes dans plusieurs ministères
importants du gouvernement. Depuis 1998-1999, il émet des «
fiches de rendement » à ces institutions, en adoptant comme
mesure de la performance, le pourcentage des demandes d'accès qui
sont devenues des « présomptions de refus » en vertu
du paragraphe 10(3) de la Loi sur l'accès à l'information.
Cette mesure de la performance consiste à compter les cas où
le délai de 30 jours, ou une prorogation demandée par les
ministères, n'a pas été respecté.
L'objectif de cette consultation était de rencontrer les représentants
des ministères ayant reçu des « fiches de rendement
» du Commissaire à l'information, afin de mieux connaître
les principaux problèmes que ces ministères doivent régler
en vue d'améliorer leur taux de conformité aux délais
impartis dans la Loi sur l'accès à l'information
ainsi que de discuter de leurs solutions et de leurs leçons apprises
qui pourraient être mises en application par toute la communauté
de l'Accès à l'information et de la protection des renseignements
personnels (AIPRP).
Deux réunions ont eu lieu le 30 novembre et le 18 décembre
2000 avec les ministères ayant reçu des fiches de rendement.
Les points suivants ne sont pas des comptes rendus de ces réunions,
mais plutôt une synthèse des faits saillants des deux réunions
qui est présentée sous trois principaux thèmes et
sous une série de sous-thèmes. Voici les trois thèmes
principaux : A)Raisons pour le non-respect des délais, B) Solutions
et C) Autres points.
Haut de la page
Participants (8)
Agence des douanes et du revenu du Canada
Citoyenneté et Immigration
Affaires étrangères et Commerce international
Santé Canada
Développement des ressources humaines Canada
Défense nationale
Bureau du Conseil privé
Transports Canada
Haut de la page
A) Raisons pour le non-respect des délais
1) Ressources insuffisantes
- Ce problème s'avère important dans les bureaux de l'AIPRP
ainsi que dans les bureaux de première responsabilité
(BPR) où les dossiers sont conservés; lorsque les BPR
manquent de ressources, il leur faut plus de temps pour effectuer la
recherche des documents.
- Pendant l'exercice 1996-1997, les ressources de bon nombre de ministères
ont été amputées du tiers.
- Depuis lors, d'autres ressources ont été réaffectées
à l'AIPRP, mais pas suffisamment pour élever le rendement
au niveau « A » de façon durable.
- Selon le dernier sondage auprès des employés de la fonction
publique, les charges de travail excessivement élevées
sont la principale raison du bas moral des employés dans plusieurs
ministères; on cherche encore des solutions à ce problème.
- Dans les bureaux de l'AIPRP qui sont responsables tant de la protection
des renseignements personnels que de l'accès à l'information,
il peut survenir un déséquilibre entre les ressources
affectées à ces deux mandats lors de périodes de
pointe; il s'agit souvent d'un problème récurrent et grave
lorsque le traitement de dossiers personnels constitue la principale
activité du ministère, car il en découle de haut
volumes de demandes de communication de renseignements personnels ou
non.
- La durabilité constitue un problème important lorsqu'il
y a une augmentation vertigineuse du volume de demandes.
2) Structures organisationnelles décentralisées
- Certains ministères possèdent des bureaux dans toutes
les régions du pays et d'autres sont présents à
l'étranger, ce qui rend la recherche documentaire plus difficile.
- Si les documents se trouvent dans des bureaux régionaux, dans
des missions à l'étranger ou à bord d'un bâtiment
navigant sur la mer, ils ne peuvent souvent pas être récupérés
dans le délai de 30 jours, malgré tous les efforts du
ministère.
- Des expériences de décentralisation des fonctions de
l'AIPRP vers les bureaux régionaux sont actuellement en cours;
ces tentatives semblent plus fructueuses sur le plan de la protection
des renseignements personnels que sur celui de l'accès à
l'information, car il s'est avéré plus facile de traiter
les demandes de renseignements personnels au niveau local dans le contexte
d'un service de base à la clientèle lorsque les dossiers
personnels sont situés dans le bureau régional.
3) Nécessité de consultations approfondies
- La nécessité de consulter les dossiers de gouvernements
étrangers a une incidence majeure sur les temps de réponse.
- Compte tenu que bon nombre de dossiers exigent le travail en partenariat
avec d'autres ministères du gouvernement, les consultations interinstitutionnelles
deviennent plus fréquentes et il s'impose de demander les prolongations
nécessaires.
- La lettre unique de la cote attribuée par le Commissaire à
l'information (CI) ne permet pas d'indiquer le fait qu'un pourcentage
important des dossiers demandés sont transmis, ni ne tient compte
des cas de conformité à la Loi ou de la nécessité
de tenir des consultations en rapport avec les documents.
- Le CI considère les demandes non conformes même lorsque
quelques documents seulement sont retenus dans une demande dont le traitement
est par ailleurs terminé pour des raisons de retard involontaire;
ces retards découlent de la nécessité de consulter
à l'interne des bureaux situés un peu partout au pays
ou à l'étranger, des gouvernements étrangers et
d'autres ministères fédéraux. En outre, par sa
cote, le CI n'évalue pas si les ministères ont appliqué
correctement la Loi et les exceptions autorisées.
4) Contexte ministériel
- Certains ministères fonctionnent dans un contexte où
ils doivent réduire les risques au minimum en raison de leur
mandat de protection du public; la responsabilité de la sécurité
du public entraîne la création d'un système de contrôle
serré destiné à réduire les risques lorsqu'ils
répondent à des situations de vie ou de mort. Cette pratique
a des répercussions sur d'autres activités, y compris
la réponse aux demandes d'accès à l'information.
- Par conséquent, il arrive parfois que les procédures
d'approbation écrite doivent subir des examens multiples à
divers paliers, ce qui rend la procédure longue et complexe.
- Dans ce contexte, les demandes d'accès à l'information
sont souvent considérées moins prioritaires que les questions
entourant la protection du public.
- En outre, les ministères doivent aussi répondre à
d'autres exigences légales concurrentes.
- Plusieurs ministères ont indiqué qu'ils conservent des
statistiques sur le traitement des demandes détaillées,
parfois même par groupe organisationnel et par région.
- Toutefois, une amélioration radicale de la situation semble
improbable à court terme lorsque les processus d'approbation
écrite sont complexes et que des systèmes de contrôle
ont été institués pour assurer la sécurité
du public.
- Les évaluations des communications sur des demandes de nature
délicate et les demandes importantes étaient parfois considérées
comme exigeant beaucoup de temps.
- Certaines demandes peuvent présenter un intérêt
particulier pour un cabinet ministériel; elles doivent donc faire
l'objet d'un examen à de nombreux niveaux de l'organisation.
5) Arriérés considérables
- Des arriérés considérables sont imputables à
un nombre élevé de nouvelles demandes combiné à
un nombre insuffisant de ressources pour en assurer le traitement.
- Lorsque les bureaux de l'AIPRP reçoivent un grand nombre de
demandes dans un court laps de temps, souvent au cours de la même
journée, ils se trouvent dans une situation où ils doivent
réagir, mais en composant avec des ressources additionnelles
sur lesquelles ils n'exercent aucun contrôle.
- La nature du travail est nécessairement réactive et
la charge de travail comporte des pointes soudaines impossibles à
prévoir.
- Tous les participants ont éliminé avec succès
le retard dans le traitement de leurs demandes par le recours à
de nouvelles ressources (la plupart du temps temporaires).
- Les participants ont indiqué que souvent une négociation
directe avec les demandeurs permet de réduire le temps de réponse
: certains demandeurs peuvent en effet accepter les dossiers «
tels quels ».
6) Demandes visant des documents volumineux, demandes en bloc, demandes
en série et demandes provenant d'entreprises commerciales
- Certaines demandes visant des documents extrêmement volumineux
peuvent bousculer les meilleurs plans et exercer de la pression sur
les employés du bureau de l'AIPRP qui tentent de répondre
de façon équitable à toutes les autres demandes
reçues.
- L'identification, la recherche, l'examen et la division des documents
nécessitent plus de temps dans le cas des demandes complexes
que dans le cas des demandes visant un moins grand nombre de documents.
- Les bureaux de l'AIPRP renoncent parfois aux frais exigibles pour
le temps de recherche et de préparation si leur réponse
accuse un retard indu.
- Les entreprises sont des utilisateurs fréquents de la Loi,
demandant souvent de l'information sur des entreprises concurrentes;
les demandes soumises par des particuliers s'avèrent moins nombreuses
que les demandes provenant d'entreprises.
- On a parfois l'impression que certaines entreprises utilisent la Loi
sur l'accès à l'information comme « un service
de recherche bon marché ».
- Un nombre relativement peu élevé de demandeurs qui présentent
des demandes à répétition génère
un nombre disproportionné de plaintes.
- L'utilisation de la Loi sur l'accès à l'information
par les entreprises devrait être identifiée comme une question
nécessitant une étude approfondie.
7) Mauvaises pratiques en matière de gestion des dossiers
- La recherche documentaire peut s'avérer ardue si la gestion
des dossiers n'est pas exemplaire.
- Les bureaux de l'AIPRP doivent connaître le genre d'information
conservée par le ministère, l'endroit où les dossiers
sont conservés, quelle que soit leur forme physique, ainsi que
les calendriers de conservation et de destruction approuvés pour
les différents types de dossiers.
- Les bureaux chargés de la gestion des dossiers doivent être
dotés des ressources suffisantes; le personnel nécessaire
doit être embauché et formé.
Haut de la page
B) Solutions
1) Ressources additionnelles
- Les participants ont identifié l'utilisation de ressources
additionnelles comme le plus important facteur de succès.
- Une mesure qui s'est aussi avérée efficace est l'estimation
du nombre de jours-personnes nécessaires pour traiter chaque
demande et la création d'un calendrier mensuel; après
leur présentation au sous-ministre, ce dernier a accordé
le pouvoir au bureau de l'AIPRP de faire effectuer le travail par les
BPR et leur a fourni des ressources additionnelles importantes leur
permettant de recourir à une aide contractuelle afin d'éliminer
l'arriéré de travail.
- Le projet a été réalisé dans les délais;
de rapports fréquents ont été présentés
au sous-ministre.
- Il est possible d'atteindre un très haut taux de conformité
du temps de réponse en adoptant les mesures mentionnées
ci-dessus.
- Des ministères embauchent souvent des entrepreneurs de l'extérieur
pour éliminer les arriérés, soit par une offre
permanente, soit par des marchés de services personnels; si l'on
impose des restrictions quant à l'utilisation d'entrepreneurs,
on peut compromettre la capacité des bureaux de l'AIPRP de traiter
les arriérés et les surcharges de travail; de plus, l'offre
d'entrepreneurs qualifiés est limitée et ne suffit pas
à la demande.
- Certains ministères ont vu augmenter leur effectif de personnel
permanent après avoir présenté une analyse de rentabilisation.
- Des demandes de ressources peuvent être examinées dans
le cadre de l'exercice sur l'intégrité des programmes
du SCT.
- On a également mentionné le système de suivi
« ATIPFlow », qui permet de suivre en détail les
augmentations de la charge de travail comme outil pour justifier et
prouver la nécessité de recourir à des ressources
additionnelles.
2) Changements dans les processus
- Tous les participants ont examiné les processus internes pour
rationaliser et éliminer les étapes superflues en vue
d'accroître l'efficacité du processus.
- Dans un cas précis, le problème avait été
décelé il y a plusieurs années : après l'examen
du processus par un consultant, on a rationalisé et éliminé
des étapes et apporté des améliorations aux lettres
de réponses types, par ex. une excellente lettre d'« excuses
» a été rédigée à l'intention
des demandeurs.
- Dans un autre cas, on a établi une « étape d'évaluation
» à compléter avant de commencer le traitement de
chaque demande; cette planification préalable a permis d'améliorer
la vitesse de traitement. L'évaluation comportait l'estimation
de la taille de la demande, le nombre de documents, le temps nécessaire
au traitement de la demande, les frais exigibles ainsi que toute prolongation
des délais nécessaires pour effectuer des recherches ou
des consultations importantes.
- Des participants ont recommandé la pratique de délivrer
une partie des documents avant la fin du traitement d'une demande qui
serait en retard en raison d'une consultation tardive et avant l'expiration
du délai prévu par la loi.
- La répartition des processus par tranche de temps s'est aussi
avérée utile.
- Les « normes de service » du bureau de l'AIPRP qui sont
publiées sur le site intranet peuvent éventuellement entraîner
une amélioration des relations professionnelles entre le personnel
de l'AIPRP et celui des BPR en permettant un suivi systématique
et en instituant un système de rappel pour les interventions
des BPR.
- Les processus d'approbation écrite peuvent être modifiés
afin de réduire le nombre de niveaux d'approbation et d'accélérer
ainsi le temps de traitement.
- Plusieurs participants considèrent que les directives d'attribution
des tâches comme un outil essentiel pour interagir avec les BPR;
dans un cas, on a introduit l'attribution des tâches par courrier
interne afin d'accélérer le processus et dans un autre
cas, on a ajouté un graphique au bas de la note d'attribution
des tâches qui indique les délais pour effectuer les différentes
étapes. Les BPR ont apprécié cette initiative.
- Dans un ministère, on a éliminé un « intermédiaire
» en envoyant la note d'attribution des tâches directement
au détenteur du dossier plutôt qu'au gestionnaire, tout
en informant le gestionnaire de la situation.
- La lenteur du service de courrier interne a aggravé les retards
dans un autre cas; on a solutionné le problème en augmentant
le nombre de tournées du courrier.
3) Mesures pour le traitement des demandes visant des documents volumineux
- Dans un cas, on a créé des postes de commis pour aider
les agents de l'AIPRP à solutionner les problèmes de logistique
des BPR et à assurer un suivi des dossiers ainsi que pour copier
les dossiers dans les locaux des BPR en vue d'accélérer
le traitement des demandes volumineuses.
- Dans certains cas, une délimitation plus étroite de
ces demandes s'est avérée une mesure efficace, ainsi que
le fait de ne délivrer qu'une partie des documents à la
fois.
- Une redéfinition des demandes trop larges a également
donné de bons résultats ainsi que le fait de communiquer
sans tarder avec les divisions hiérarchiques et d'accélérer
les communications au sujet des demandes de nature délicate.
4) Leadership démontré par le ministre ou le sous-ministre
- Un leadership fort et la participation personnelle des cadres de direction
au traitement des demandes sont considérés comme des facteurs
essentiels à la réussite du processus.
- Les coordonnateurs de l'AIPRP qui peuvent rencontrer directement le
sous-ministre lorsqu'il y a un problème dans l'obtention des
documents ont constaté que les prolongations ne sont nécessaires
que dans les cas où les dossiers sont trop volumineux pour être
traités dans les délais prescrits.
- Dans au moins deux ministères, un concours de circonstances
a attiré l'attention des cadres supérieurs sur l'AIPRP
: ils ont reçu des « fiches de rendement » au même
moment où le paragraphe 67.1 a été publicisé
et qu'une série d'événements hautement médiatisés
ont eu lieu au Québec, entourant les démissions d'un ministre
et d'un sous-ministre à la suite d'une divulgation répréhensible
de renseignements personnels. Cette attention à l'endroit de
l'AIPRP a entraîné l'affectation de ressources additionnelles
ainsi qu'une augmentation de la visibilité ministérielle
pour l'AIPRP, ce qui a eu un effet positif sur la conformité
au programme.
- Dans plusieurs cas, le fait de présenter régulièrement
des rapports à la haute direction permet de maintenir au premier
plan les questions se rattachant à l'AIPRP.
- Dans un ministère, des rapports sur les délais de traitement
des demandes dans les BPR sont régulièrement distribués
aux réunions des cadres de direction, ce qui a pour effet de
maintenir les taux de conformité des BPR à un niveau élevé;
dans un autre ministère, on a institué une politique de
« tolérance zéro » à l'endroit des
retards dans les délais d'exécution, avec un très
fort appui de la haute direction.
5) Formation et sensibilisation
- L'éducation était considérée essentielle
pour améliorer le rendement, surtout celle des secteurs de programme;
tous les gestionnaire et tous les employés doivent être
informés de leurs obligations légales qui découlent
de la Loi sur l'accès à l'information et de la Loi
sur la protection des renseignements personnels.
- Plusieurs participants offrent des séances d'information générale
aux directions hiérarchiques pour les sensibiliser à leurs
responsabilités.
- Un ministère a établi un groupe consultatif sur la formation
pour aider à tenir des séances de formation et de sensibilisation
dans toute l'organisation; l'accent a été mis sur les
obligations légales du Ministère. La formation est fournie
sur demande ainsi que selon un calendrier préétabli de
séances offertes dans tout le pays.
- Dans un autre cas, la formation avait été donnée
à 3000 employés qui en avaient eux-mêmes fait la
demande en répondant à une lettre d'appel.
- Un coordonnateur avait présenté des exposés à
tous les groupes de gestionnaires de son ministère au pays et
au quart des employés de ce ministère.
- Dans un autre cas, des modules sur l'AIPRP ont été élaborés
et intégrés aux programmes de formation ministériels
à l'intention des nouveaux fonctionnaires, gestionnaires et chefs
de bureau, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur
de l'administration centrale.
- Les directives d'attribution des tâches servent, dans plusieurs
cas, à rappeler aux BPR leurs obligations légales et ce
qu'ils doivent faire.
- Les participants ont recommandé que tous les employés,
nouveaux et anciens, reçoivent des directives sur l'obligation
de rendre compte et de faire montre de transparence à titre de
fonctionnaires, lorsqu'ils gèrent leurs dossiers et qu'ils en
donnent l'accès au public.
6) Ressources humaines et bureaux de l'AIPRP
- Pour un roulement efficace du personnel, il faut savoir trouver de
bons employés et les garder au bureau de l'AIPRP.
- Il faut procéder à un recrutement systématique
au niveau d'entrée pour remplacer les employés qui prendront
une retraite anticipée au cours des cinq à sept prochaines
années.
- Les participants ont convenu que les gestionnaires de l'AIPRP doivent
sélectionner des employés qui possèdent d'excellentes
compétences de base et leur fournir de la formation en matière
d'accès à l'information et de protection des renseignements
personnels.
- Il faut tenir compte du cheminement de carrière lorsque l'on
bâtit la communauté de l'AIPRP; le plan de carrière
peut mener à l'AIPRP ou prévoir le passage du programme
à un autre domaine.
- Il faut examiner la possibilité de mettre en place des programmes
de transition menant du domaine vers des secteurs plus larges, comme
les secteurs de la politique au sein des ministères et les postes
de gestion.
- Dans l'un des cas, l'écart entre le groupe CR et le groupe
PM constituait une question clé; le ministère a donc élaboré
un plan de formation officiel et affiché l'information sur ces
séances de formation sur le site Web international.
- Certains participants ont mentionné le problème de l'épuisement
professionnel chez les agents et les coordonnateurs de l'AIPRP.
7) Amélioration de la gestion des dossiers
- Dans plusieurs cas, une amélioration de la localisation et
du repérage des dossiers électroniques a été
obtenue grâce à l'utilisation du SGDDI ou d'un autre logiciel
de gestion des dossiers semblable.
- Les participants ont répété qu'il faudrait affecter
davantage de ressources à la gestion des dossiers dans l'ensemble
du gouvernement.
- Il faut un leadership central fort pour exécuter les réformes
gouvernementales de la gestion des dossiers; le gouvernement devrait
mettre en uvre les recommandations du rapport John McDonald.
Haut de la page
C) Autres questions
1) Demandes parallèles à une action en justice
- Un participant a décrit une demande extrêmement volumineuse
visant 1,2 millions de documents, qui découlait d'une poursuite
en cours devant les tribunaux; pour répondre à cette demande,
le ministère a créé une unité parallèle
de l'AIPRP d'environ 12 à 15 personnes et obtenu une prolongation
de deux ans expirant en janvier 2001.
- Une partie de la documentation a dû être remise pour la
procédure de la divulgation, en rapport avec une audience devant
la Cour qui n'est pas encore terminée; la décision finale
devrait être rendue en février. Cette demande avait une
portée plus large que la divulgation; le triage des documents
sur le plan de la pertinence et l'examen en vertu de l'AIPRP ont exigé
beaucoup de temps.
- De plus, cinq ou six demandes parallèles visant les mêmes
documents ont été soumises par des partis politiques et
des médias.
- Les méthodes qui ont été utilisées sont
le balayage et le retranchement de parties de documents.
- C'est le logiciel ATIPImage qui est utilisé pour le balayage
des documents; il s'agit d'un module du système de suivi ATIPFlow;
le progiciel AITPImage s'est avéré efficace pour les demandes
visant moins de 250 000 pages, mais il n'a toutefois pas été
conçu pour traiter un tel volume de dossiers.
- Les frais exigés pour cette demande sont limités par
la loi à des frais minimes pour la recherche et à des
frais de 0,20 cent par page pour la reproduction des documents. Ces
frais ne correspondent nullement aux coûts de traitement de la
demande pour le ministère, qui, dans ce cas, s'élèveront
à près de un million de dollars.
2) Litiges qui portent sur des dossiers contenant des renseignements
personnels
- Dans l'un des ministères, le nombre de litiges qui portent
sur des dossiers contenant des renseignements personnels augmente rapidement,
parallèlement à l'augmentation exponentielle du nombre
de demandes d'accès à l'information.
- Ces données signifient que des avocats ont recours au processus
officiel de l'AIPRP lorsqu'ils ne peuvent obtenir les dossiers rapidement
par la voie habituelle.
- Ce ministère envisage de mettre en place un projet GED qui
permettrait de communiquer une partie de cette information, dans un
effort pour abaisser le nombre de demandes faites en vertu de l'AIPRP.
3) Formulation d'avis et élaboration de politiques par l'AIPRP
- La présentation du projet de loi C-6 a entraîné
une augmentation de l'attention portée aux questions de politique
en matière de protection des renseignements personnels.
- Il y a une demande de plus en plus forte pour que les coordonnateurs
élaborent des politiques et fournissent des avis sur des questions
de protection des renseignements personnels en rapport avec le GED,
qu'ils n'ont pas tous la formation nécessaire pour traiter si
leurs tâches ne consistent pas normalement à administrer
la Loi sur la protection des renseignements personnels.
- Il y a des contraintes de temps; les coordonnateurs, qui sont débordés
par le traitement des cas et la gestion des plaintes subissent des pressions
pour traiter d'autres dossiers exigeants.
4) Maintien d'une présence de l'AIPRP sur le Web
- Le maintien d'une présence interne et externe sur le Web a
été considéré important pour les fins de
visibilité et d'éducation.
- Parce qu'il faut beaucoup de temps et de ressources pour un bureau
de l'AIPRP pour créer et maintenir une présence sur le
Web, il faudrait affecter du personnel spécialisé à
cette fonction.
5) Gestion des frais
- Les participants ont recommandé que soient examinées
les questions entourant l'imposition de frais pour les demandes visant
un volume important de documents et les demandes soumises par des entreprises.
- Il faut également examiner la question d'imposition de frais
pour les documents traités et transmis par voie électronique.
6) Divulgation informelle et diffusion proactive
- L'utilisation de personnel affecté exclusivement au traitement
des demandes informelles permettrait d'accélérer le traitement
des demandes qui ne découlent pas de la Loi.
- L'un des ministères fournit sur son site Web un résumé
bilingue des documents rendus publics en vue de diffuser largement l'information
sur les publications récentes.
- La politique des langues officielle a été identifiée
comme constituant un obstacle potentiel à l'établissement
de salles de lectures électroniques ou virtuelles; si tous les
documents affichés doivent être traduits dans l'autre langue
officielle, les coûts de la traduction de milliers de pages de
documentation pourraient poser problème.
- L'un des ministères a estimé que le nombre de demandes
d'accès à l'information chuterait de 25 % s'il divulguait
certains renseignements particulièrement intéressants
pour les entreprises, dans le cadre d'une procédure courante
d'affichage proactif sur le site Web.
- Les participants ont recommandé fermement que les ministères
effectuent un examen stratégique de leur plan de communications,
qu'ils déterminent quels sont les renseignements que le public
désire avoir et qu'ils les divulguent proactivement sur l'Internet
et par d'autres voies.
- Il serait utile de mettre en uvre des projets pilotes sur la
divulgation proactive, conçus pour mesurer l'impact de cette
pratique sur le nombre de demandes de l'AIPRP; il faudrait examiner
la question du prélèvement proactif ainsi que celle de
l'application de la politique des langues officielles.
7) Attention du Commissaire à l'information
- Le CI accorde beaucoup d'attention aux retards, aux dépens
d'autres éléments importants, comme le contenu et la qualité
des réponses.
- Le rapport du CI ne tient pas compte du fait que les consultations
sont de plus en plus nombreuses, au fur et à mesure que la complexité
et le nombre de demandes augmentent.
- La cote du CI, une lettre unique, ne reflète pas le fait que
la grande majorité des dossiers demandés sont transmis
à temps, et qu'une très grande partie d'entre eux ne font
l'objet que d'un très petit nombre d'interdiction de consulter
ou d'aucune interdiction.
- Il faudrait tenir compte du fait que certains documents se trouvent
dans des bureaux décentralisés et de la difficulté
de rassembler des documents éparpillés dans tous les coins
du pays ou à l'étranger, ainsi que des avis sur la nature
délicate des dossiers par les bureaux hiérarchiques décentralisés.
- Il faudrait prévoir la possibilité de demander plus
d'une prolongation lorsque la situation le justifie.
- Si les ministères reçoivent constamment des commentaires
négatifs du CI, aucun commentaire positif sur le respect de la
loi ou la bonne qualité des réponses, ni sur l'augmentation
substantielle des ressources affectées au processus simplement
pour maintenir la conformité, en raison de la demande accrue,
il est à prévoir qu'un sentiment de « fatigue »
s'installera chez les cadres supérieurs. Dans ce cas, l'AIPRP
sera peut-être vu comme un « trou noir » ou un gouffre
pour les ressources, ce qui pourrait entraîner un ressentiment
de la part des directions hiérarchiques.
- Si on pouvait convaincre le CI de déplacer son attention vers
des questions plus larges, sur la communauté de l'AIPRP, par
exemple, la situation s'améliorerait pour tous.
8) Conseils
- Les participants ont défini cinq importantes mesures pour
améliorer la conformité : 1) éliminer l'arriéré
de travail, 2) examiner et rationaliser les procédures internes,
y compris les approbations écrites, 3) prévoir des ressources
suffisantes pour traiter le volume de travail normal, 4) mettre en place
des offres permanentes pour engager de l'aide contractuelle afin de
répondre aux augmentations brusques du volume de travail et 5)
conserver l'attention et l'appui des cadres supérieurs.
- Les ministères ne devraient pas attendre de recevoir une fiche
de rendement pour examiner leurs procédures, mesurer leurs résultats,
déceler les problèmes et prendre les mesures correctrices
qui s'imposent. Il est difficile, pour un ministère, de regagner
sa réputation une fois qu'il s'est vu apposer l'étiquette
de la « tendance au secret »; il faudrait corriger la situation
dès qu'un problème est décelé.
- Il faudrait affecter au processus de réponse des groupes d'agents
de l'AIPRP ayant reçu une formation solide. Les postes de l'AIPRP
devraient êtres dotés en permanence.
- On devrait envisager d'effectuer des examens de rendement des BPR
portant sur la conformité à l'AIPRP.
- Il faudrait que le traitement de l'AIPRP actuellement axé sur
l'application de la Loi devienne un processus davantage orienté
sur la gestion et les procédures; un tel changement d'orientation
exige des surveillants du programme qu'ils possèdent des compétences
différentes, car ils participent davantage à la surveillance
du travail; un contrôle plus perfectionné est rendu possible
grâce à des systèmes de suivi comme ATIPFlow, qui
permet une surveillance étroite de l'état des demandes
et du rendement des bureaux de l'AIPRP.
Haut de la page
Consultation
|