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Groupe d'étude de
l'accès à l'information
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Consultation avec les coordonnateurs de l'accès à l'information,
le 19 mars 2001
La présente consultation avec les coordonnateurs de l'accès
à l'information (AI) visait à délibérer sur
neuf questions précises ayant été relevées
par le Groupe d'étude pendant la rencontre tenue le 19 octobre
2000 avec le même groupe. Ces sujets étaient : la délégation,
la reddition de comptes, la révision à l'interne, la présentation
de rapports/les statistiques, la formation et la sensibilisation, les
réseaux d'apprentissage, le processus d'accès - l'usage
de la technologie pour améliorer le service et la divulgation courante
et proactive de renseignements. Ces discussions sont décrites dans
les sections A à H qui suivent. Enfin, on a demandé aux
participants de déterminer les éléments qui caractériseraient
un bon régime d'accès. Ces éléments sont énumérés
à la section I. Ce synopsis fait ressortir les principaux points
soulevés dans les discussions tenues à chacun des tours
de table et au cours des séances plénières.
Institutions participantes (43)
Affaires
étrangères et commerce international
Affaires indiennes et du nord
Agence canadienne de développement international
Agence canadienne d'inspection des aliments
Agence de promotion économique du Canada atlantique
Agence des douanes et du revenu du Canada
Agence spatiale canadienne
Agriculture et agroalimentaire Canada
Anciens combattants Canada
Archives nationales du Canada
Banque du Canada
Bibliothèque nationale du Canada
Bureau de l'inspecteur général du Service canadien du renseignement
de sécurité
Bureau de la sécurité des transports du Canada
Bureau du surintendant des institutions financières du Canada
Bureau du Conseil privé
Centre de recherches sur les communications Canada
Citoyenneté et immigration Canada
Commission de la capitale nationale
Commission de l'immigration et du statut de réfugié
Commission nationale des libérations conditionnelles
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes
Condition féminine Canada
Conseil du trésor du Canada, secrétariat
Conseil national de recherches Canada
Défense nationale
Développement des ressources humaines Canada
Développement économique Canada pour les régions
du Québec
Environnement Canada
Ministère des Finances
Gendarmerie royale du Canada
Industrie Canada
Ministère de la Justice Canada
Patrimoine canadien
Pêches et océans Canada
Ressources naturelles Canada
Santé Canada
Service canadien du renseignement de sécurité
Service correctionnel du Canada
Solliciteur général Canada
Statistique Canada
ransports Canada
Travaux publics et services gouvernementaux Canada
A) Délégation
Dans
son examen des autres administrations, le Groupe d'étude a découvert
que la délégation de responsabilités en matière
d'accès à l'information varie considérablement et
qu'elle varie dans une certaine mesure au sein de nos propres institutions
gouvernementales. Au Canada, la délégation peut prendre
différents visages, d'un coordonnateur ministériel de l'AI
ou d'un agent équivalent, qui se fait déléguer les
pleins pouvoirs et les responsabilités complètes, à
la délégation de divers genres de décisions à
des niveaux différents au sein de la chaîne de commandement
de l'institution.
En Irlande, les décisions sur l'accès
à l'information sont prises par des gestionnaires de première
ligne (connus sous le nom de « décisionnaires ») investis
de pouvoirs délégués. Au Royaume-Uni, on s'attend
à ce que la plupart des agents et des gestionnaires de première
ligne prennent les décisions concernant la divulgation ou la dissimulation
de renseignements. Les coordonnateurs de l'accès constitueront
un centre de compétences et jouent le rôle de conseillers
des décisionnaires. Dans le cadre de cette structure, la responsabilité
de la prise de décisions incombe complètement aux gestionnaires
de programmes et de politiques de l'ensemble de l'institution, et non
aux services d'AI équivalents.
On a demandé aux participants de
déterminer les avantages et les inconvénients de la délégation
générale.
Avantages
- La délégation disséminée peut mener à
des décisions plus rapides et efficaces relativement à
la divulgation, et peut-être à un meilleur service offert
au public.
- Il pourrait y avoir une collaboration plus solide entre les bureaux
ministériels de l'AI et les secteurs des programmes et des politiques.
- Les secteurs des programmes pourraient être davantage sensibilisés
à l'AI et demander une formation plus avancée dans ce
domaine.
- Les secteurs des programmes pourraient être plus sensibilisés
à l'amélioration de la gestion des dossiers et s'y intéresser
davantage.
- Il pourrait y avoir renforcement de la délégation et
de l'autorité qui existent déjà dans les secteurs
des programmes à l'égard de la divulgation courante de
renseignements au moyen de voies parallèles et informelles.
- Les secteurs des programmes pourraient avoir une meilleure compréhension
par suite des répercussions des divulgations de renseignements.
- Davantage de renseignements pourraient être divulgués
par le gouvernement à long terme, en présumant que la
culture deviendrait plus ouverte.
- Le Commissaire à l'information pourrait avoir plus de responsabilités
en matière de négociation et de résolution de problèmes.
Inconvénients
- L'absence d'un point de coordination et de contrôle des demandes
dans une institution peut mener à une incohérence accrue
au niveau des divulgations et à une qualité moindre de
la gestion des demandes et des réponses, ainsi qu'aux retards
qui en résultent. Le gouvernement pourrait être perçu
comme une institution qui ne prend plus au sérieux ses obligations
en AI.
- Sans une meilleure connaissance et une meilleure formation dans l'ensemble
de la fonction publique, la quantité d'erreurs pourrait augmenter,
ce qui se traduirait par une approche plus prudente à l'égard
de la divulgation de renseignements.
- L'absence de point central de responsabilité peut faire en
sorte qu'il sera plus difficile pour les ministères de recueillir
des statistiques et de faire rapport au Parlement sur l'AI.
- Une autorité centrale bénéficierait d'un point
de vue plus général du ministère et d'une meilleure
compréhension de l'impact de la divulgation de renseignements
délicats, tels que les documents confidentiels du Cabinet. Dans
le cas de certaines exemptions en particulier, il est plus avantageux
que la délégation se fasse à un niveau plus élevé.
C'est notamment le cas lorsque le chef de l'institution doit prendre
la décision.
- Dans le contexte de la décentralisation, d'autres ressources
peuvent être nécessaires pour gérer les demandes
dans chaque secteur opérationnel, ce qui mènerait à
d'autres investissements en ressources de l'AI dans l'ensemble du gouvernement.
Compte tenu des priorités incompatibles en matière de
secteurs de programmes et de l'absence de ressources adéquates,
il se pourrait que les questions de programme aient priorité
sur l'AI. De plus, les gestionnaires de première ligne pourraient
éprouver du ressentiment à l'égard de l'AI s'ils
estiment que les ressources ont été écartées
du programme.
- Il se pourrait que les responsabilités soient brouillées
ou se chevauchent (Qui serait responsable des échéances?
Qui ferait rapport au Parlement? Qui ferait affaire avec les demandeurs?).
- Il pourrait être plus difficile de garantir et de préserver
l'anonymat des demandeurs, et donc de prévenir les perceptions
de partialité dans le traitement des demandes.
- La décentralisation nécessiterait des modifications
à la législation afin de simplifier les exemptions (moins
d'exemptions rédigées en une langue plus claire) et des
directives générales plus claires et plus simples, des
exigences en matière de déclarations et des outils plus
nombreux et améliorés pour aider les décisionnaires.
B) La responsabilité
Dans le cadre d'une consultation précédente
avec les coordonnateurs de l'AI (19 octobre 2000), le Groupe
d'étude a entendu différentes suggestions sur des façons
d'accroître la responsabilité en ce qui touche la fonction
d'AI au sein des institutions. La suggestion la plus souvent entendue
consiste à inclure l'AI et peut-être la gestion de l'information
dans les accords de responsabilité des cadres supérieurs
et dans les évaluations de rendement des autres fonctionnaires.
Il a également été proposé de recommander
la présentation de rapports réguliers sur des questions
d'AI au comité de la haute direction de chaque institution, y compris
une exigence de faire rapport sur les cas litigieux et sur les échéances
non respectées. En outre, il a été suggéré
que les cadres supérieurs de l'institution soient tenus d'établir
clairement que le fait de répondre aux demandes de renseignements
constitue un volet intrinsèque du travail de l'institution, et
non un ajout, et que les secteurs des programmes surveillent le mauvais
rendement en ce qui concerne les demandes d'accès à l'information.
On a demandé aux participants de
discuter des répercussions de l'établissement d'un lien
entre les fonctions d'AI et de gestion de l'information (GI) et la gestion
du rendement. Les points suivants donnent un aperçu de cette discussion :
- L'établissement
d'un lien entre les fonctions d'AI et de GI et les évaluations
de rendement constituerait des étapes plus concrètes vers
une évolution plus rapide de la culture et une « défense »
de l'AI et de l'accès informel par les cadres supérieurs.
- On pourrait favoriser une
meilleure acceptation et une meilleure connaissance des méthodes
d'AI et d'accès informel par les gestionnaires et les fonctionnaires
comme volet régulier des activités gouvernementales.
- Il pourrait en découler
une reconnaissance accrue du Bureau de l'AI comme centre de conseils
et de compétences et une connaissance du rôle des coordonnateurs
de l'AI.
- Un meilleur soutien des cadres
supérieurs, pouvant mener à l'affectation de plus de ressources
et d'outils aux Bureaux de l'AI, pourrait découler d'une meilleure
compréhension des besoins du programme aux niveaux supérieurs.
- Les participants estimaient également que l'on devrait tenir
compte d'autres aspects essentiels de l'établissement de liens
de l'AI et de la GI aux accords de rendement et aux évaluations
de rendement, p. ex. les niveaux de ressources, la formation, la
connaissance.
C)
La révision à l'interne
Les
lois de l'Australie, de l'Irlande et du Royaume-Uni comportent toutes
des dispositions concernant la révision à l'interne des
décisions de l'institution avant que le demandeur puisse porter
une plainte devant le prochain niveau de recours. Les États-Unis
sont également dotés de mécanismes de révision
à l'interne, mais il s'agit d'une pratique administrative, et non
d'une exigence de la loi. Aucune administration publique au Canada n'a
institué de mécanisme de révision à l'interne.
Règle générale, une
révision à l'interne est effectuée dans les autres
administrations par une personne qui se trouve à un niveau supérieur
dans l'organisation, mais qui, dans la hiérarchie, ne se trouve
pas en ligne directe avec la personne qui a pris la décision initiale
de divulgation. De plus, dans les cas où cette décision
a été prise par le ministre, il est impossible de procéder
à une révision à l'interne au sein de l'organisation.
Dans ces pays, la révision à
l'interne est perçue comme un mécanisme utile qui diminue
le nombre des plaintes formelles et qui offre aux organisations un mécanisme
de rétroaction et une occasion d'apprentissage.
On a demandé aux participants de
formuler des observations sur le bien-fondé et les lacunes d'un
mécanisme de révision à l'interne et sur la manière
dont un tel mécanisme affecterait la décision qui en résulterait
et le rapport avec le demandeur. Voici les principaux points de discussion :
- Une révision à l'interne pourrait inciter les demandeurs
à revenir au ministère pour le règlement de problèmes
de procédure simples comme les retards et les droits; il s'agit
d'un élément positif.
- À l'heure actuelle, les demandeurs possédant moins d'expérience
ne savent peut-être pas comment leur demande a été
traitée ou étudiée et peuvent se montrer hésitants
à interroger le Bureau de l'AIPRP en raison d'un manque de confiance.
La révision à l'interne peut offrir un mécanisme
d'explication neutre. Cependant la révision à l'interne
pourrait ne pas satisfaire les demandeurs qui n'ont pas confiance en
l'organisation en général.
- L'un des mérites importants de la révision à
l'interne résiderait dans la possibilité de faire ressortir
les problèmes systémiques, tels les retards chroniques,
afin que la direction puisse y prêter attention et les corriger.
- Un mécanisme de plainte à l'interne soulagerait le Bureau
du commissaire à l'information d'une partie de son fardeau si
le demandeur obtient satisfaction. Par ailleurs, le Commissaire à
l'information peut estimer que la révision à l'interne
constitue une tentative de diminuer l'autorité de son bureau.
- Le mécanisme de révision à l'interne exigerait
une compétence et un pouvoir clairs permettant de renverser la
décision initiale et les cadres supérieurs peuvent se
montrer hésitants à contester la décision prise
par un collègue.
- Les coordonnateurs de l'AI peuvent se sentir remis en question et
dévalorisés par un mécanisme de révision
à l'interne. (Les participants ont estimé qu'ils avaient
fait de leur mieux pour chaque demande.)
- Dans les plus petits organismes où le coordonnateur de l'AIPRP
relève directement du dirigeant ou de l'adjoint au dirigeant
de l'institution, il pourrait être difficile de trouver une personne
à un niveau suffisamment élevé pour mener la révision
à l'interne qui n'est pas en ligne hiérarchique directe
avec l'auteur de la décision prise.
- Un mécanisme de révision à l'interne pourrait
tenir compte davantage du point de vue régional, ce qui est un
élément positif.
- La révision à l'interne nécessiterait très
vraisemblablement un gros changement de culture mais pourrait aussi
contribuer à un changement culturel.
- En général, les participants estimaient peu vraisemblable
que les demandeurs voient la révision à l'interne comme
un mécanisme vraiment indépendant et ne diminueraient
probablement pas le nombre de plaintes formelles.
D) Rapports/Statistiques
Dans ses consultations internes et externes,
le Groupe d'étude a noté un fil conducteur : les données
sur l'AI qui sont recueillies ne traçent pas un portrait complet
et significatif de la réalité en évolution de l'accès
à l'information. De plus, les données existantes ne renseignent
pas beaucoup au sujet des questions et des problèmes du système.
Bref, elles ne révèlent pas toute la réalité
ni ne sont très utiles pour appuyer une amélioration continue
du système.
On a demandé aux participants de
discuter des données qui doivent être obtenues afin de produire
un portrait réel, de l'effort qu'il faudrait déployer pour
obtenir ces données et de la question de savoir si les renseignements
devraient être communiqués au public. Les points suivants
donnent un aperçu de cette discussion :
- Les participants estimaient généralement que les statistiques
actuelles devraient être augmentées de manière à
refléter les ressources réelles consacrées à
répondre aux demandes d'AI, comme le temps consacré par
les secteurs de programme à la révision de documents,
le temps consacré par le bureau des communications à rédiger
des info-capsules, le coût de l'obtention d'avis juridiques ou
de la consultation de tiers ou d'autres institutions gouvernementales.
On estimait que même si le coût de consultations volumineuses
peut être très élevé, il ne se reflète
pas nécessairement dans les données actuelles.
- Un portrait complet des activités du Bureau de l'AIPRP est
nécessaire pour établir plus clairement que ces bureaux
font, par exemple, de la consultation avec des cadres supérieurs
et des conseillers juridiques, avertissement au bureau des communications,
règlent des plaintes, négocient et traitent des divulgations
informelles, mènent des consultations avec d'autres institutions
et des tiers et offrent des séances de formation et de sensibilisation
dans leurs institutions. L'obtention de ces renseignements aidera le
Bureau de l'AIPRP à rendre compte du temps consacré à
toute la gamme de ses activités, liées à l'accès
et non seulement aux demandes de traitement.
- Le nombre de pages revues au titre des demandes et le nombre de pages
revues pour les consultations reçues donneraient un portrait
de la charge de travail au Bureau de l'AIPRP qui serait plus exact que
simplement le compte du nombre de demandes.
- La présentation de rapports sur des méthodes complémentaires
et parallèles de prestation de renseignements par chaque institution
en dehors du contexte de la Loi donnerait un portrait plus
précis du gros volume de renseignements gouvernementaux qui font
l'objet d'une divulgation publique.
- Les participants ont affirmé qu'il serait utile de disposer
de rapports sur les dispositions de la Loi qui ont fait l'objet
de plaintes formelles et des conclusions du Commissaire à l'information
au sujet de ces plaintes pour indiquer les secteurs problématiques
précis.
- Les participants estimaient qu'il doit y avoir uniformité entre
les statistiques obtenues par les ministères au sujet des plaintes
formelles et celles qui sont obtenues par le Bureau du commissaire à
l'information. Les catégories de plaintes doivent être
simplifiées et uniformisées entre le Bureau du commissaire
à l'information et le Secrétariat du Conseil du trésor.
- Il serait utile de disposer d'une définition des demandes complexes
et de statistiques sur le nombre de demandes complexes traitées
par une institution.
- Le fait de disposer de données statistiques exhaustives permettrait
une meilleure gestion des horaires de travail. Par exemple, le fait
de pouvoir discerner les hauts et les bas dans la charge de travail
par l'obtention de données sur le suivi serait utile pour gérer
le processus. Plusieurs participants ont fait observer que le logiciel
ATIPFlow déjà utilisé dans un certain
nombre d'institutions comporte une fonction efficace de rapports à
la direction.
- Certains participants ont signalé qu'à l'heure actuelle,
les « crises » ne sont pas rapportés, mais qu'ils donneraient
une indication plus juste des pressions qui ont cours dans le Bureau
de l'AIPRP.
- Des participants ont dit qu'il serait utile de consigner les motifs
légitimes des retards et de faire rapport sur ces motifs.
- Il a été proposé qu'un projet-pilote soit entrepris
avec des ministères volontaires pour concevoir et mettre à
l'essai un nouveau système de cueillette de statistiques avant
que l'instauration de ce système soit exigée.
- On estimait généralement que les Bureaux de l'AIPRP
devaient disposer de ressources appropriées pour préparer
des rapports plus complets et que tel n'était pas le cas de bon
nombre d'entre eux.
E) Formation et sensibilisation
Pendant la consultation du 19 octobre 2000
avec les coordonnateurs de l'AIPRP, la formation et la sensibilisation
des gestionnaires et du personnel au sujet de l'accès à
l'information ont également été identifiées
comme des éléments clés de l'amélioration
des attitudes et du rendement au niveau de l'accès.
On a demandé aux participants de
discuter des meilleures façons de fournir de la formation à
tous les gestionnaires. Ils se sont également fait demander des
suggestions sur des façons d'augmenter la sensibilisation et de
promouvoir une culture dans la fonction publique fédérale
qui correspondrait aux principes de l'accès à l'information
et soulignerait que la prestation de renseignements au public constitue
un volet intrinsèque et précieux de son rôle. Les
points qui suivent donnent un aperçu des suggestions des participants.
Les participants convenaient généralement qu'une volonté
ferme d'appuyer la valeur des renseignements gouvernementaux et le droit
du public d'y avoir accès doit d'abord être exprimée
à l'échelon le plus élevé, en commençant
par le greffier du Conseil privé jusqu'aux administrateurs généraux
de tous les ministères.
Des voies de communications ascendantes et descendantes sont nécessaires.
Il a été proposé que des appels de courtoisie dynamiques
du coordonnateur de l'AIPRP à tous les cadres supérieurs,
y compris les S.-M.A. et les S.-M., assureraient le maintien de la connaissance
des questions d'accès au sein du ministère et feraient ressortir
les éléments positifs et les cas problématiques.
- Les participants ont recommandé que les coordonnateurs de l'AIPRP
demandent à être inclus dans les réunions de gestion,
les tribunes ministérielles et les ateliers pour mettre en relief
les questions d'accès.
- Il a été convenu que tous les employés doivent
recevoir une formation générale en AIPRP complétée
par des outils électroniques, les fiches de renseignements et
les guides dont disposent tous les employés dans les sites Intranet
sur l'AIPRP au sein des ministères. Une formation plus détaillée
serait profitable à certaines personnes clés comme les
agents de liaison de l'AIPRPdans les secteurs opérationnels.
Des outils et des aides à la formation conviviaux peuvent être
élaborés au centre, tout comme des rappels continus des
principes d'accès, et diffusés dans tout le gouvernement.
- Des participants ont suggéré que les besoins en formation
en matière d'AIPRP soient adaptés à divers niveaux
d'intérêt, aux besoins commerciaux et aux secteurs d'activité
de l'organisation et soient intégrés à une formation
de perfectionnement en gestion tant dans les institutions individuelles
que dans les modules de cours offerts dans tout le gouvernement.
- Le concept de la responsabilité à l'égard du
grand public, dont la motivation est axée sur le citoyen, devrait
faire partie de l'orientation de tous les nouveaux employés,
tout comme une visite du Bureau ministériel de l'AIPRP. Les avantages
de l'ouverture et de la transparence doivent être soulignés
dans la formation destinée à tous les fonctionnaires.
- L'accès aux renseignements gouvernementaux en général
pourrait être situé dans un contexte plus général
de service au public et faire partie d'un ensemble de valeurs et d'une
vision pour les fonctionnaires. Le fait d'envisager les demandeurs d'accès
comme des « clients » du ministère et de modifier la
langue utilisée peut faciliter un changement de culture.
- Il a été proposé qu'une « Journée
de l'AIPRP » se tienne chaque année dans chaque institution
gouvernementale pour susciter la curiosité et l'intérêt.
F) Les réseaux d'apprentissage
Aux fins de l'AIPRP, les « réseaux
d'apprentissage » sont utilisés avec passablement de succès
dans certains pays et certaines provinces, comme l'Irlande ou l'Alberta,
comme mécanisme d'établissement des compétences pour
la communauté de l'AI. Ces réseaux ont pour objet de fournir
aux membres de la communauté qui ont des intérêts
communs une tribune de partage des pratiques exemplaires et des expériences
acquises, de cerner et de régler des problèmes communs et
d'utiliser la technologie comme outil en vue de soutenir et de permettre
l'apprentissage et le réseautage en collaboration. Les réseaux
d'apprentissage sont des mécanismes d'acquisition et d'actualisation
des connaissances, des aptitudes et des contacts. Ils permettent en outre
de confronter les nouvelles idées et questions en collaboration,
d'apprendre d'autrui et avec autrui et de veiller à la transmission
de la mémoire et des connaissances ministérielles.
On a demandé aux participants de
discuter du concept des réseaux d'apprentissage pour la communauté
de l'AIPRP et du rôle que le Secrétariat du Conseil du trésor
et le ministère de la Justice du Canada pourraient jouer pour organiser
la formation et le perfectionnement des agents d'AI. Les points suivants
donnent un aperçu de cette discussion.
- Des participants ont soutenu que des mises à jour régulières
de tous les aspects de l'AI, y compris la jurisprudence, les interprétations
de dispositions législatives, les modifications de politiques,
les nouvelles lignes directrices, les dernières conclusions provenant
du Bureau du commissaire, seraient utiles. Ces mises à jour pourraient
être effectuées par les principales organisations, soit
le ministère de la Justice du Canada (MJ), le Secrétariat
du Conseil du trésor et le Bureau du commissaire à l'information.
- Il était généralement convenu que la formation
en AI, les séances-midi, les séances d'apprentissage et
les conférences données par le Secrétariat du Conseil
du trésor au cours des dernières années ont été
bien accueillies et devraient se poursuivre.
- Il a été proposé que l'utilisation de la « méthodologie
des études de cas » pourrait contribuer à faire progresser
le gouvernement vers une interprétation plus uniforme de la Loi
relativement aux questions pour lesquelles il est difficile de dégager
un consensus. Ça pourrait également être fait au
moyen de mécanismes comme une « journée technique »
pour la communauté de l'AIPRP.
- Un site Internet de l'AIPRP centralisé ou un « guichet
unique » pour les derniers renseignements sur les affaires de la
Cour Fédérale et d'autres renseignements sur l'AI qui
pourraient établir un précédent pourrait constituer
un outil utile. De plus, un système CAIR remanié, sur
Internet, peut faciliter l'identification des demandes communes à
plusieurs institutions.
- Il était généralement reconnu qu'un réseau
d'apprentissage devrait être établi et maintenu au niveau
central. Il était reconnu que le Secrétariat du Conseil
du trésor a besoin davantage de ressources pour devenir un Centre
d'excellence et fournir le soutien requis à la communauté
de l'AIPRP.
- Des participants estimaient que l'agrément de praticiens de
l'AIPRP devrait être étudié en utilisant la communauté
des RH comme exemple.
- Des participants estimaient également qu'il conviendrait de
favoriser encore davantage le partage des meilleures pratiques, des
outils, des cours au sein de la communauté de l'AIPRP. Des réseaux
secondaires pourraient être constitués entre ministères
ayant des intérêts communs et oeuvrant ensemble. De plus,
les réseaux avec d'autres administrations, comme des provinces,
seraient utiles pour partager des expériences.
G) Processus d'accès - Utilisation
de la technologie pour améliorer le service
Quand la LAI
a été adoptée il y a 19 ans, le monde s'appuyait
encore essentiellement sur le papier et le processus de présentation
de demandes et de réponse aux demandes était un processus
manuel. Durant la période qui s'est écoulée entre-temps,
l'usage de la technologie aux fins de la création, du stockage
et de la transmission de données a fait l'objet de nombreux progrès.
L'avènement de l'Internet a modifié radicalement la façon
de concevoir le service et le gouvernement a réagi en instaurant
l'initiative Gouvernement en direct. Certains ministères ont commencé
à étudier les possibilités d'utiliser la technologie
pour améliorer le service lié à l'AI. Toutefois,
ces travaux sont sporadiques et les ministères ont différentes
priorités. L'effort déployé dans l'ensemble du gouvernement
doit être davantage concerté.
On a demandé aux participants de
discuter de quelles étaient les meilleures possibilités
d'utiliser la technologie pour améliorer le service fourni aux
clients de l'AI et de relever les initiatives qui sont en cours dans les
ministères à ce stade. On leur a en outre demandé
quels sont les obstacles à une plus grande mise en oeuvre de la
technologie pour améliorer le service et comment le Secrétariat
du Conseil du trésor pourrait promouvoir l'usage de la technologie
pour améliorer le service. Les points qui suivent donnent un aperçu
de cette discussion :
- À ce stade, seuls quelques ministères reçoivent
des demandes par voie électronique et acceptent des paiements
par carte de crédit. Des observations ont été formulées
quant au coût de prestation de ce service.
- Bien que certains ministères gèrent toujours l'AI sur
papier, des solutions logicielles perfectionnées, comme ATIPFlow,
sont utilisées par certains ministères pour traiter les
demandes d'AI et assurer leur suivi.
- Un participant a fait observer que la nécessité que
les demandeurs soient « présents au Canada » peut constituer
un obstacle au traitement des demandes d'AI par voie électronique.
- Plusieurs ministères se servent d'un logiciel de balayage et
d'imagerie pour traiter des documents d'AI. Cependant, cette technologie
s'est révélée encombrante pour traiter un grand
nombre de pages.
- On a établi la nécessité d'élaborer des
solutions à divers problèmes concernant la gestion de
salles de lecture sur Internet. Par exemple, il s'agit de déterminer
quel genre de renseignement peut être mis sur un site Internet,
combien de temps doit-il y rester, que faut-il faire avec ce renseignement
une fois qu'il a été retiré du site Internet, les
besoins en traduction et les questions de droits d'auteur, entre autres.
- On a signalé que certains ministères affichent sur leur
site Internet des listes de demandes d'AI remplies et des synopsis de
réponses. Des copies des documents réels qui sont rendus
publics sont généralement accessibles de manière
informelle au Bureau d'AI ou à la bibliothèque du ministère.
- À ce stade, tous les ministères répondent de
façon traditionnelle (par écrit). Cependant, certains
commençent à se servir du courrier électronique
pour transmettre des réponses aux clients avec lesquels ils ont
déjà établi des rapports.
- Plusieurs participants aimeraient voir le transfert électronique
de fichiers des régions ou d'autres pays à l'administration
centrale.
- La nécessité de systèmes de gestion de documents
électroniques (SGDÉ) ou d'applications de gestion de dossiers
électroniques (AGDÉ) a été établie,
tout comme la nécessité de liens plus étroits entre
les Bureaux de l'AIPRP et les groupes de GI dans les ministères.
- Les participants estimaient qu'une fois mis en place le système
de gestion des documents électroniques, il sera plus facile de
traiter électroniquement les demandes d'AI plutôt que de
scanner des documents sur papier.
- Il a été recommandé que certains éléments
soient ajoutés à un système de dossiers électroniques
au début pour déterminer les documents qui sont « ouverts »
et accessibles sans restriction.
- Certains ont exprimé leurs préoccupations concernant
la variété de programmes logiciels utilisés par
les ministères qui ne sont pas présentement compatibles.
On a souligné la nécessité d'adopter des systèmes
pouvant facilement faire interface entre eux.
- Il faut répondre à bon nombre de questions sur la technologie.
Par exemple, combien de temps dureront les données électroniques
et dans quelle mesure l'accès par voie électronique est-il
sûr? Des problèmes d'accès sont également
soulevés dans le cas d'autres médias. Par exemple, comment
séparer un DC audio? Un centre de compétences techniques
serait utile pour donner des conseils sur la façon d'utiliser
les médias électroniques et les autres médias non
imprimés.
- À l'heure actuelle, on estime qu'il est plus facile de disposer
de tous les documents sur papier plutôt que d'avoir la moitié
des documents sur papier et l'autre moitié sous forme électronique
(exception faite de certaines interrogations de bases de données,
qu'il vaut mieux traiter électroniquement).
- Il faut mieux annoncer et exploiter la technologie et les outils existants.
À titre d'exemple, la base de données bibliographique
de la Bibliothèque nationale doit vérifier si les renseignements
demandés ont été publiés.
- Il faut régler les problèmes d'accès par voie
électronique maintenant et non plus tard, en disposant d'une
meilleure coopération et coordination entre ministères.
- L'utilisation d'Internet étant en croissance chez les Canadiens,
les clients s'attendent maintenant à recevoir du gouvernement
des réponses complètes plus rapidement.
H) La diffusion
courante et active de renseignements
La LAI
constitue une loi importante en matière de protection du droit
des Canadiens d'accéder aux renseignements gouvernementaux. Cependant,
ce n'est pas et ce ne devrait pas être le mécanisme principal
servant à rendre les renseignements accessibles. Bon nombre de
personnes ont fait valoir que les institutions procèdent à
une analyse du contenu des renseignements souvent demandée en vertu
de la Loi et trouvent des
manières de fournir ces renseignements par des voies courantes
constituées pour livrer ces renseignements sur une base régulière.
On a demandé aux participants de
discuter des renseignements qui sont maintenant accessibles uniquement
auprès de leur institution aux termes de l'AI, et qui pourraient
être mis à la disposition des Canadiens de façon courante,
d'une part, et des outils, des processus et du soutien qui seraient nécessaires
pour concrétiser le tout. Les participants se sont également
fait demander quel serait l'impact d'une diffusion active sur la nature
et le volume des demandes d'accès dans l'avenir, sur les rapports
avec les demandeurs et sur l'attitude de la direction. Les points qui
suivent donnent un aperçu de cette discussion.
- Un participant a commenté les plans d'une institution d'instituer
un projet en vue de réduire considérablement la quantité
de demandes d'AI en plaçant mensuellement une liste de contrats
d'une valeur de plus de 5 000 $ à la bibliothèque
ministérielle à des fins de consultation publique.
- On a proposé d'afficher sur tous les sites Internet de ministères
des renseignements généraux d'intérêt public.
Il pourrait s'agir de renseignements sur les subventions et contributions,
d'appels d'offres, d'appels d'offres à commande, de contrats
de service, de sondages d'opinion, de rapports d'évaluation des
programmes et de vérification, de guides internes, de listes
de personnes-ressources, et ainsi de suite.
- Un ministère met dans sa bibliothèque une liste des
documents divulgués (qui ne sont pas placés sur le site
Internet parce que les renseignements sont trop volumineux à
scanner).
- Certains ont également formulé des commentaires sur
la façon dont les questions très en vue et l'intérêt
des médias peuvent évoluer rapidement. Dans certains ministères,
des réunions ont lieu régulièrement entre le coordonnateur
de l'AI, le Service des communications et les cadres supérieurs
pour échanger des renseignements sur les questions d'actualité.
Ainsi, le ministère peut à la fois être proactif
et prêt à répondre aux demandes d'AI.
- Certains participants estimaient que la diffusion active des renseignements
constitue un bon service au public, mais qu'elle n'est pas susceptible
de réduire la quantité de demandes d'AI formelles parce
que les demandeurs voudront quand même tous les détails
sur certaines questions. De fait, ces demandes peuvent se révéler
plus complexes et plus délicates ou mieux ciblées et plus
précises. Une diffusion active peut, dans les faits, mener à
une augmentation des
demandes formelles d'AI, car davantage de renseignements peuvent susciter
plus de questions.
- Les participants ont signalé que l'augmentation ou la diminution
des demandes formelles d'AI par suite d'une diffusion active accrue
sera essentiellement fonction de la nature des activités d'un
ministère ou d'un organisme et du caractère exact et (ou)
complet des renseignements diffusés activement.
I) Caractéristiques
d'un bon système d'accès
On a demandé aux participants de
discuter des caractéristiques les plus importantes qui produiraient
un nouveau système d'AI de qualité garantissant aux Canadiens
un accès approprié en temps opportun à des renseignements
gouvernementaux exacts et fidèles.
D'après les participants, un nouveau
régime d'accès de qualité :
- Permettrait une meilleure collaboration au sein du système,
p. ex. au sein des ministères, entre eux et entre les organismes
centraux, et avec le Bureau du commissaire à l'information et
faciliterait une uniformité accrue dans l'ensemble du gouvernement
au niveau de l'interprétation de la Loi et de l'application
des exemptions.
- Comprendrait un cours type officiel sur l'AIPRP pour les nouveaux
analystes de l'AIPRP et des dispositions réglementaires et des
lignes directrices claires et régulièrement mises à
jour qui reflètent les nouvelles interprétations et les
nouveaux précédents.
- Prévoirait des délais plus souples en fournissant des
motifs plus légitimes de prolongement et en utilisant les jours
de travail, et non les jours civils.
- Comprendrait des dispositions réglementaires sur les frais
qui seraient actualisées, ce qui refléterait de manière
réaliste le coût de traitement des documents par voie électronique
et les ressources réelles utilisées pour accomplir le
travail, y compris la période de révision élargie
au Bureau de l'AIPRP et dans les secteurs des programmes, et la période
de consultation.
- Comporterait une structure de frais distincte pour les demandeurs
commerciaux et des normes claires applicables aux infractions régies
par l'article 67.1 dans tout le gouvernement.
- Limiterait les demandes de documents précis et non seulement
les sujets généraux (« chercher à en savoir
plus long »).
- Assurerait un système de contrôle de la qualité
et (ou) de vérification non seulement pour veiller au respect
des délais, mais également pour la qualité de l'application
des exemptions.
- Favoriserait un rôle de médiation pour le Commissaire
à l'information et permettrait de publier les conclusions de
ce bureau. Comprendrait également les échéances
des enquêtes.
- Fournirait des définitions plus claires et plus contemporaines
de :
- « publié »
- « sous le contrôle de
»
- « dans l'intérêt
public ».
- Reconnaîtrait l'AI comme une priorité opérationnelle
des cadres supérieurs et permettrait à un solide champion
de l'AI de souligner l'importance de l'ouverture et de la divulgation.
- Reconnaîtrait le rôle du coordonnateur de l'AI et pourrait
l'intégrer dans la Loi.
- Uniformiserait les niveaux de compétences professionnelles
et de classification applicables à la communauté de l'AI
dans tous les ministères.
- Fournirait des ressources adéquates pour les bureaux ministériels
de l'AI et les secteurs des programmes, afin de traiter les demandes
d'AI.
- Attribuerait davantage de ressources au SCT et au ministère
de la Justice pour appuyer la communauté de l'AI.
- Renforcerait les responsabilités et le leadership du SCT en
matière de gestion de l'information et d'accès aux renseignements.
- Améliorerait Info Source pour aider les demandeurs
à trouver des renseignements dans les ministères, en particulier
les renseignements déjà accessibles par les sites Internet
des ministères.
- Établirait des réseaux d'apprentissage dans les ministères
et entre eux.
- Favoriserait le partage des meilleures pratiques entre ministères
du gouvernement et assurerait la coordination de mécanismes à
un point central au sein du Secrétariat du Conseil du trésor.
- Positionnerait clairement l'AI dans une stratégie d'information
gouvernementale cohérente et dans une stratégie sur le
gouvernement en direct.
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