|
Groupe d'étude de
l'accès à l'information
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Sommaire des commentaires du Comité consultatif supérieur
des coordonnateurs au Groupe d'étude de l'accès à
l'information
À plusieurs reprises en 2001 et en 2002, le Groupe d'étude
a rencontré les membres du Comité consultatif supérieur
des coordonnateurs (CCSC) pour connaître ses points de vue sur certaines
questions précises. Toutefois, tout point pertinent pouvait être
soulevé et faire l'objet de discussions au moment de ces rencontres.
Le CCSC regroupe les coordonnateurs de l'accès à l'information
de divers ministères que l'on considère représentatifs
des services d'accès de l'ensemble du gouvernement. Ils se rencontrent
régulièrement pour discuter de diverses questions liées
aux pratiques exemplaires et aux faits nouveaux dans le domaine de l'accès
à l'information. Une liste des membres figure à l'annexe
2. Tous les membres n'ont pas assisté à toutes les réunions;
des remplaçants ont assisté à certaines réunions,
mais chaque membre a eu la possibilité d'examiner le sommaire.
Voici un résumé des commentaires qu'ils ont faits au Groupe
d'étude. L'annexe 1 renferme un résumé des commentaires
formulés par des membres du CCSC, en ce qui concerne les demandes
qui posent problème, dans le cadre du sondage effectué à
la demande du Comité consultatif externe du Groupe d'étude.
1 Services d'accès à l'information et perfectionnement
professionnel
- Défis : Lorsqu'on leur a demandé quels défis
devraient relever les services d'accès à l'information
(AI), les membres du CCSC ont répondu :
- La hausse considérable du nombre et de la complexité
des demandes au cours des dernières années, non accompagnée,
dans de nombreuses institutions, par une augmentation proportionnelle
des ressources;
- le besoin accru de mener des consultations auprès d'autres
institutions du gouvernement, d'autres gouvernements et du secteur
privé;
- les lacunes en matière de gestion de l'information constatées
dans un grand nombre d'institutions, lesquelles compliquent le repérage
et l'obtention des documents à l'intérieur de délais
relativement serrés;
- le manque de compréhension, répandu, de la Loi
et de l'obligation imposée aux institutions de répondre
aux demandes en respectant les délais fixés dans cette
loi; la difficulté de devoir protéger certaines informations
tout en tenant compte de la présomption de divulgation que
prévoit la Loi;
- les problèmes de communication qu'ils ont parfois avec
des requérants qui ne connaissent pas bien la Loi,
l'organisation du gouvernement ou sa terminologie;
- la difficulté d'attirer et de maintenir en poste, dans
les services d'accès, un nombre suffisant de professionnels
compétents;
- le manque de reconnaissance général du rôle
complexe et stratégique que jouent les coordonnateurs.
- Recrutement et maintien en poste : Les membres du CCSC ont
indiqué que la question du recrutement et du maintien en poste
était un problème de taille. Il faut que les carrières
en AI deviennent plus attrayantes. Un certain nombre de coordonnateurs
et la plupart du personnel d'expérience vont prendre leur retraite
ou briguer d'autres postes dans un avenir rapproché. Il faut
planifier la relève à tous les niveaux. Le groupe a discuté
de l'actuelle initiative du Secrétariat du Conseil du Trésor
qui consiste, dans une première étape vers la planification
de la relève, à faire un sondage auprès de la collectivité.
Tous ont convenu que les postes de perfectionnement étaient essentiels
si on veut attirer de bonnes recrues et assurer une planification de
la relève.
- Classification des postes : On a établi que la classification
était un problème dans le processus de recrutement. Selon
l'actuelle norme de classification, le poste repère des coordonnateurs
est un poste de niveau PM-05, ce que de nombreux agents de classification
des ministères interprètent comme étant un maximum.
Il est très important de réviser la norme et de la mettre
à jour étant donné que la plupart des postes de
coordonnateur devraient faire partie de la catégorie de la direction.
Les membres reconnaissent que l'éventail des postes et des
responsabilités des coordonnateurs est large, un peu partout
au gouvernement, et que ce fait a des répercussions sur la
classification des postes. Il ne peut y avoir un seul niveau de classification.
Toutefois, on estime avoir besoin d'une description générique
des responsabilités et fonctions du coordonnateur, laquelle
pourrait servir de base à toutes les descriptions de travail
des coordonnateurs. De même, on a besoin de descriptions complètes
de l'éventail des responsabilités qui s'exercent à
divers niveaux, dans un service d'AI, et des compétences qui
y sont associées.
- Compétences : Les attentes à l'endroit des
coordonnateurs et de leur personnel ont évolué au cours
des quelques dernières années. Les membres du CCSC croient
qu'on a maintenant besoin de compétences plus étendues.
Il faut de bonnes compétences en communication pour traiter avec
des cadres supérieurs et des avocats, et avoir une aptitude à
la négociation pour traiter avec les requérants et les
enquêteurs, ainsi que des compétences en formation pour
être en mesure de former son propre personnel et ses employés
ministériels. Le CCSC est d'avis que ces nouvelles compétences
devraient être prises en compte dans la formation et dans les
descriptions de travail du personnel responsable de l'accès.
Tous estiment que les institutions doivent mieux comprendre la nature
stratégique du rôle de coordonnateur. Cet aspect devrait
également être réflété dans les
descriptions de travail et dans la dotation des postes.
- Formation professionnelle : La formation professionnelle
a aussi fait l'objet de discussions. Tous sont en faveur de la professionnalisation
et la valorisation des compétences au sein de la collectivité
de l'AI. Toutefois, nombre d'entre eux estiment qu'en exigeant une forme
quelconque « d'accréditation » du personnel responsable
de l'accès (comme c'est actuellement le cas du personnel en Ressources
humaines), on risquerait davantage de poser un obstacle que de favoriser
le recrutement. Cette exigence pourrait aussi avoir des répercussions
négatives sur la mobilité au sein de la collectivité.
On fait remarquer qu'un certain nombre d'agents ont été
recrutés pour occuper des postes de perfectionnement en AI, à
partir de certains secteurs de programme, par exemple.
D'autre part, plusieurs membres expriment le point de vue qu'une
formation obligatoire en AI permettrait de rehausser le niveau de
connaissances et contribuerait à « professionnaliser »
la collectivité.
- Emplacement des services d'AI : Les membres du CCSC
estiment que, compte tenu de la taille, de la structure et des mandats
variés des organisations du gouvernement, il est acceptable que
l'emplacement organisationnel du service d'AI varie d'une institution
à l'autre. Divers regroupements sont jugés convenables,
notamment un service d'AI joint à un service de gestion de l'information,
à des services de gestion des droits et des services de conformité,
ou encore à des services stratégiques (planification,
services à la haute direction, etc.). En règle générale,
les membres du CCSC estiment que pas plus de deux niveaux devraient
séparer le coordonnateur et le sous-ministre - comme il est recommandé
dans la Politique du SCT. Ils reconnaissent toutefois qu'il y aura toujours
quelques exceptions.
- Centralisation du personnel de l'AI : Les membres du
CCSC n'approuvent pas la suggestion selon laquelle il serait préférable
que tous les professionnels de l'accès appartiennent à
une même institution (par exemple le Secrétariat du Conseil
du Trésor) et soient déployés dans les ministères.
En outre, ils estiment que cette façon de faire serait incompatible
avec l'exercice du pouvoir délégué du chef de l'institution.
Ils sont d'avis que leur crédibilité et leur efficacité
tient au fait qu'il appartiennent à leur ministère.
- Délégation de pouvoirs : Tous conviennent
que pour assurer un bon fonctionnement du système d'accès
et garantir des décisions prises à temps, il faut une
délégation appropriée des pouvoirs. Toutefois,
étant donné que le volume de travail, que le niveau de
décentralisation des institutions, que la nature délicate
de l'information que détiennent les institutions et que les compétences
et l'expérience des services d'accès varient beaucoup,
ils reconnaissent que l'étendue et la nature de la délégation
va nécessairement varier d'une institution à l'autre.
De façon générale, les membres du CCSC croient
que les pouvoirs devraient être délégués
au plus bas niveau possible et qu'il ne faut pas les restreindre au
coordonnateur de l'accès. C'est ce qu'ont fait la plupart des
grands services d'accès et on a constaté que cette mesure
était efficace.
- Accès au sous-ministre : Selon les membres du
CCSC, il est essentiel que le coordonnateur ait facilement accès
au sous-ministre (ou son équivalent) et aux cadres supérieurs,
lorsqu'il en a besoin. Toutefois, ce ne sont pas tous les coordonnateurs
qui ont un tel accès. La Politique de vérification interne
a fait l'objet de discussions. Elle exige des sous-ministres qu'ils
assurent que rien n'empêche la personne qui dirige la fonction
de vérification interne de s'acquitter de ses responsabilités,
y compris de leur rendre compte des constatations de la vérification.
On estime qu'il s'agit d'un bon modèle à imiter pour les
coordonnateurs de l'accès; les membres du CCSC recommandent qu'on
en fasse une politique.
- Dossiers délicats/questions éthiques : Au
cours de discussions très franches, les coordonnateurs ont abordé
la question du stress que représente le fait de traiter des dossiers
délicats et de répondre à des demandes difficiles.
Dans les situations délicates qui soulèvent des questions
éthiques, par exemple, s'ils estiment que l'application de la
Loi fait l'objet d'abus, plusieurs membres du CCSC disent qu'ils
se tourneraient vers leur sous-ministre ou SMA pour obtenir de l'aide.
D'autres demanderaient conseil au service de la Politique d'AIPRP du
Secrétariat du Conseil du Trésor, et d'autres encore demanderaient
l'avis des Services juridiques de leur ministère. En pareilles
circonstances, un coordonnateur a déjà demandé
des conseils et reçu de l'aide du Commissariat à l'information.
Les membres du CCSC voient d'un bon œil la récente initiative
de création de postes d'agents des questions éthiques
dans les ministères; ils y voient une autre source de conseils
et d'appui.
Bien qu'ils soient tous en faveur de la professionnalisation du rôle
de coordonnateur, les membres du CCSC rejettent énergiquement
l'idée d'un code de conduite qui leur serait particulier. Selon
eux, l'obligation de respecter la Loi sur l'accès à
l'information incombe à tous les fonctionnaires et tout
code de conduite devrait en conséquence s'appliquer à
la fonction publique dans son ensemble. Toutefois, ils sont en faveur
d'une définition claire des rôles et responsabilités
de tous les fonctionnaires, notamment de ceux des responsables de
l'accès, dans la Politique d'accès.
- Accès au soutien et à l'expertise : L'un
des thèmes qui est souvent revenu est celui de la nécessité
d'un leadership central, en ce qui concerne la prestation d'aide aux
services d'accès. Les membres du CCSC veulent que le Secrétariat
du Conseil du Trésor tienne lieu de centre de documentation pour
la collecte et la diffusion des pratiques exemplaires liées à
la mise en application de la Loi dans l'ensemble du gouvernement
et qu'il encourage les ministères à partager et à
adopter des pratiques exemplaires.
Ils proposent que le Secrétariat prenne des mesures pour accroître
sa capacité d'agir comme source de conseils et d'aide pour
les questions qui posent des problèmes comme les enquêtes
difficiles, les demandes coûteuses ou les cas de non-respect
possible de la législation. Ils aimeraient que soient diffusés
un plus grand nombre de bulletins de mise en œuvre. Ils proposent
que le Secrétariat prenne l'initiative de créer des
liens plus solides entre son service de la Politique d'AIPRP, la DIPRP
du ministère de la Justice qui est responsable de la prestation
d'avis juridiques sur l'AI et la collectivité de l'accès
au gouvernement. En outre, ils souhaitent que le niveau d'expertise
soit plus élevé dans leurs Services juridiques ministériels
et que des séances d'information juridique soient offertes
au personnel responsable de l'accès.
- Outils/technologie : Tous conviennent que des logiciels
de suivi des demandes d'accès à l'échelle du gouvernement
devraient être disponibles dans tous les bureaux d'AI. Ce n'est
pas le cas dans les petits organismes et dans certains gros organismes.
On a l'impression que le SCT devrait aider les petits organismes à
se procurer la technologie requise.
Les coordonnateurs s'intéressent à la technologie qui
permet un traitement de bout en bout des demandes (p. ex. les
demandes en direct via le Web, le paiement électronique, l'approbation
au sein du ministère et la divulgation électronique).
Toutefois, aucun ministère ne procède actuellement à
la mise à l'essai d'applications de bout en bout.
Six ministères ont présenté des propositions
visant l'obtention d'un financement central dans le cadre de l'initiative
Gouvernement en direct pour pouvoir se procurer de la technologie
dans le but d'améliorer le processus d'accès. Malheureusement,
aucune de ces propositions n'a abouti à l'octroi d'un financement.
Les coordonnateurs espèrent que certaines de ces initiatives
pourront être financées, dans l'avenir, compte tenu du
fait que le processus d'accès pourrait être grandement
facilité. Par exemple, non seulement on pourrait recevoir,
suivre et traiter les demandes par voie électronique, mais
encore des droits pourraient être perçus, et des statistiques
recueillies automatiquement eu égard à tous les aspects
du traitement des demandes. Il serait également possible d'analyser
les tendances et l'information fréquemment demandée
pour les afficher dans des salles de lecture ou les diffuser de manière
proactive.
Les membres du CCSC ont suggéré que le SCT organise
des réseaux d'apprentissage de l'utilisation de la technologie
dans le traitement des demandes.
2. Divulgation proactive et sans formalités
Les membres du CCSC appuient fortement une augmentation des efforts liés
aux mécanismes de divulgation proactive et sans formalités.
Des critères devraient être élaborés par le
SCT pour déterminer ce que les ministères devraient afficher
sur le Web, et à quelle fréquence.
On devrait procéder à une analyse systématique des
demandes d'accès reçues par les institutions pour cerner
les questions qui suscitent un vif intérêt ou une vive inquiétude
de la part du public, et offrir cette information de manière proactive.
Mentionnons, à titre d'exemple, l'initiative d'Environnement Canada
qui consiste à diffuser sur son site Web des avis de sécurité
sur la consommation du poisson comme suite aux demandes d'accès
à l'information qui ont déjà été présentées
sur le niveau de mercure dans le poisson. Autre exemple, l'initiative
de Santé Canada de diffuser officieusement l'information sur les
réactions négatives aux médicaments.
Les services d'AI pourraient formuler des conseils aux ministères
sur la divulgation sans formalités et proactive de renseignements
et la politique, les mécanismes et les pratiques exemplaires en
matière de diffusion proactive. Un coordonnateur a même fait
la promotion des services consultatifs du service d'AI de son ministère.
Cela ne signifie pas qu'on devrait demander aux services d'AI d'examiner
toutes les demandes de divulgation proactives et sans formalités.
3. Info Source
Les membres du CCSC ont exprimé l'opinion que l'Info Source
va être de plus en plus utilisé par les Canadiens et qu'un
lien devrait être établi avec l'initiative Gouvernement en
direct. Ils estiment que la mise à jour de l'Info Source
devrait être permanente; toutefois, cette responsabilité
est lourde pour les services d'AI et on a besoin de ressources pour faire
un meilleur travail.
En outre, l'Info Source devrait être organisé par
sujet pour que le document conserve sa pertinence et puisse être
compris par les utilisateurs, et il devrait comporter des liens avec les
sites Web des ministères. Le SCT examine actuellement l'Info
Source.
4.Rapports annuels
Les ministères devraient améliorer les rapports au Parlement,
relativement à l'accès à l'information, en fournissant
davantage d'explications et de descriptions narratives, plutôt que
simplement des statistiques. Ils devraient aussi faire état des
difficultés qu'ils rencontrent, de leurs objectifs d'amélioration
et de leur rendement en regard de ces objectifs.
5. Accroître la sensibilisation et la responsabilisation
en matière d'accès dans les institutions
Les membres du CCSC ont exposé leurs « pratiques exemplaires »
pour accroître la sensibilisation et la responsabilisation en matière
d'accès au sein de leurs institutions. Ces pratiques exemplaires
vont du signalement régulier des retards aux sous-ministres adjoints,
aux rapports et analyses de fin d'année présentés
à la haute direction, en passant par des présentations régulières
au Comité de la haute direction. Dans certains cas, chaque direction
générale reçoit une analyse personnalisée
du bilan de l'année et une liste hebdomadaire des dossiers en traitement.
Dans d'autres cas, l'AI a été intégré aux
descriptions de travail des gestionnaires et des agents et des séances
de formation/sensibilisation ont été données régulièrement
aux cadres supérieurs. Une autre pratique exemplaire consistait
à éduquer les gestionnaires des programmes en les gardant
au courant des décisions quant à la divulgation et du règlement
de toute plainte. Voici d'autres pratiques exemplaires encore : un
prix mensuel remis au programme qui a obtenu les meilleurs résultats
et l'établissement des liens clairs entre les activités
d'AI et les objectifs généraux du Plan ministériel.
6. Application des exemptions
Un certain nombre de discussions avec les membres du CCSC ont porté
sur l'application de certaines exemptions :
- Dispense de divulgation de l'existence d'un document (article 10) :
Certains membres disent recourir régulièrement à
la disposition que renferme l'article 10, en rapport surtout avec
les enquêtes. Ils s'inquiètent du fait qu'en indiquant
quelles exemptions sont susceptibles de s'appliquer, ils dévoileraient
l'existence de renseignements protégés, notamment le fait
d'une enquête ou d'un avis juridique.
Certains membres ne sont pas certains si l'article 10 peut s'appliquer
à des questions autres que ce qui a trait au renseignement.
D'autres ont fait observer qu'on y avait eu recours pour l'article 20,
l'article 19, l'article 14 et l'article 23.
- Renseignements personnels (article 19) : Un certain
nombre de membres font observer que dans certains cas, le Commissariat
à l'information et le Commissariat à la protection des
renseignements personnels ont des opinions divergentes sur ce qui constitue
des « renseignements personnels » ou sur les renseignements
personnels qui devraient être communiqués dans l'intérêt
du public. Ainsi, les ministères se retrouvent dans des situations
impossibles. Les coordonnateurs aimeraient qu'il existe des mécanismes
pour résoudre ces conflits. Certains membres sont d'avis que
les deux commissariats devraient être fusionnés.
- Renseignements de tiers (article 20) : Les membres
du CCSC estiment que la solution aux litiges inutiles repose en grande
partie sur l'éducation des tiers, au moment du contrat, quant
aux exigences de divulgation de l'AI. De nombreux tiers ne connaissent
pas la Loi, surtout les petites entreprises. L'une des « pratiques
exemplaires » que suit un ministère est de faire parvenir,
avec tous les avis en vertu de la Loi, un court document susceptible
d'aider les tierces parties à comprendre leurs obligations de
réponse.
Les ministères craignent de communiquer par mégarde
des renseignements confidentiels de tiers - et ainsi d'encourir une
responsabilité civile ou de briser un rapport de confiance.
Souvent, ils ne connaissent pas suffisamment bien les activités
de la tierce partie pour poser un jugement.
Les membres du CCSC estiment que les délais prévus
dans la législation pour informer les tierces parties sont
trop courts : les 20 jours accordés à la tierce
partie pour répondre au premier avis de l'institution sont
trop peu de temps puisque la tierce partie peux avoir à examiner
des milliers de pages de renseignements délicats et techniques
pour pouvoir prendre une décision informée et faire
des représentations réalistes auprès de l'institution.
Pareillement, les dix jours accordés à l'institution
pour qu'elle examine les représentations de la tierce partie
sur des dossiers complexes et volumineux représentent un délai
beaucoup trop court. Certains membres pensent que des prolongations
de délais devraient être possibles avec préavis
au Commissaire à l'information, dans le cas des dossiers volumineux
ou complexes. Actuellement, la seule chose que peuvent faire les coordonnateurs,
c'est d'obtenir du demandeur la permission de prendre plus de temps.
Certains membres estiment que la période de 20 jours prévue
pour le deuxième avis à la tierce partie, selon lequel
l'institution a l'intention de communiquer les renseignements, est
trop courte également puisque c'est à ce moment que
se tiennent les négociations sérieuses. Tous les membres
du CCSC sont d'avis qu'en accordant plus de temps pour éduquer
et négocier, entre le premier et le second avis, les tierces
parties consentiraient davantage à la communication et il y
aurait moins d'actions en justice inutiles.
7. Barème et application des droits
Un certain nombre de discussions ont porté sur le barème
des droits, l'application des droits et les dispenses de droits.
Tous les membres du CCSC conviennent que les droits percevables ne devraient
pas être considérés comme du recouvrement des coûts,
mais qu'ils sont importants pour garantir la durabilité du système
en assurant une certaine discipline et en contribuant un peu au coût
du traitement de la demande. Ils proposent que les droits et frais perçus
soient investis dans l'amélioration du système d'AI.
De façon générale, les membres du CCSC sont en
faveur de l'imposition de frais de reproduction qui seraient indépendants
du média utilisé (p. ex. $ par page/mégabyte/etc.).
- Dispenses de droits : Il a aussi été question
des dispenses de droits. On a rapidement reconnu qu'il n'y a pas d'uniformité
entre les institutions ou même à l'intérieur des
institutions. Certaines d'entre elles ont élaboré une
politique, mais nombreuses sont celles qui ne l'ont pas fait. Toutes
les institutions rajustent à la baisse les droits imposés
quand la mauvaise qualité de la gestion de l'information dans
l'institution aurait des répercussions sur les frais. Normalement,
les institutions avertissent les demandeurs avant de commencer à
faire des recherches s'ils s'attendent à ne rien trouver ou s'il
est clair, compte tenu de la nature des documents demandés, que
rien n'est communicable, mais certains demandeurs leur demandent tout
de même d'aller de l'avant.
Les facteurs pris en considération par les services d'AI pour
accorder une dispense de droits ou simplement ne pas exiger de droits
varient; ils peuvent comprendre le statut du demandeur (victime, client,
employé), les cas où aucun document n'est communiqué
et où l'institution est en retard ou a commis une erreur quelconque.
Les membres du CCSC croient que les institutions ont généralement
tendance à accorder moins de dispenses dans les cas des demandes
volumineuses. Ils en viennent à la conclusion qu'il faut faire
preuve d'une plus grande cohérence et pouvoir justifier administrativement
les dispenses. Ils ne s'opposent pas à l'établissement
de critères pour guider l'application de dispenses, mais ils
insistent sur le fait qu'il est important de garder une certaine discrétion
pour avoir la marge de manœuvre nécessaire au traitement équitable
de chaque cas.
- Modèle de l'Australian Law Reform Commission : Les
membres du CCSC ont discuté des caractéristiques du modèle
proposé par l'Australian Law Reform Commission (mais non mis
en œuvre). Il consiste à fusionner tous les frais distincts applicables
en une échelle mobile simple de droits fixés d'après
le nombre de pages communiquées. Ce système aurait l'avantage
d'être plus prévisible pour les utilisateurs et plus simple
à administrer pour les ministères. En outre, il pourrait
peut-être réduire le potentiel de litiges.
Les membres du CCSC ne sont pas convaincus que la proposition australienne,
si simple soit-elle, représenterait de meilleurs incitatifs
pour les ministères et les demandeurs. Ils estiment que le
fait d'exiger des frais de recherche distincts encourage les ministères
à effectuer une recherche approfondie et encourage les demandeurs
à bien cerner leurs demandes. Les frais de préparation
encouragent les ministères à séparer rigoureusement
les documents et à en communiquer le plus possible. Ils expliquent
que les ministères qui disposent d'une procédure rigoureuse
et bien documentée pour évaluer et calculer les droits
n'éprouvent pas de difficulté et ne reçoivent
pas de plaintes et, s'ils en ont, ils sont convaincus de pouvoir justifier
leurs estimations. Les membres sont d'avis que l'actuel barème
de droits fonctionne bien et que les problèmes à cet
égard ont davantage à voir avec la formation les méthodes
et les lacunes au niveau des politiques des institutions. Ils considèrent
que l'actuel modèle d'imposition de frais est le plus approprié
parce qu'il a la souplesse voulue pour tenir compte de tout un éventail
de circonstances. La principale amélioration proposée
est l'actualisation des frais.
8. Examen administratif
Aux États-Unis et dans un certain nombre de compétences
étrangères, le demandeur a d'abord le droit de se plaindre
au responsable de l'institution. Dans une discussion, on s'est demandé
s'il s'agissait, ou non, d'un mécanisme convenable pour le régime
d'accès fédéral.
Les membres du CCSC ne sont pas convaincus qu'il s'agirait d'une amélioration.
Ils craignent que cela n'entraîne la possibilité que l'attente
soit plus longue pour les demandeurs et qu'il soit difficile d'obtenir
des gestionnaires qu'ils consacrent le temps nécessaire pour faire
du bon travail, en ce qui concerne l'examen. Ils estiment en outre qu'un
examen effectué par un autre gestionnaire ou service de l'institution
pourrait nuire à la crédibilité du coordonnateur
de l'accès dont les décisions ou conseils seraient soumis
aux conjectures de la personne ou du service qui procède à
l'examen.
9. Suivi auprès des demandeurs
Les membres du CCSC reconnaissent qu'on pourrait éviter des plaintes
inutiles en tirant au clair les malentendus sur la Loi, la nature
du document recherché, ou son existence même. Ils pensent
que la meilleure façon de faire consiste à assurer un bon
suivi auprès des demandeurs en de nombreux jalons du processus,
mais spécialement au tout début, pour clarifier la demande,
et à la fin, pour offrir des explications aux demandeurs au sujet
de la communication s'ils en souhaitent. Une boucle de rétroaction
appropriée fournirait une occasion de régler les malentendus
avant qu'ils ne dégénèrent en plaintes et de tenir
les demandeurs au courant des problèmes rencontrés au cours
du traitement des demandes. Chaque contact avec le demandeur devrait être
noté dans le dossier de traitement.
Une autre pratique exemplaire consiste à offrir de mettre le demandeur
en contact direct avec le personnel du programme pour expliquer sa demande,
dans les cas surtout où il s'agit d'une demande de nature technique.
On considère que l'adoption d'une attitude réceptive et
ouverte chez les services d'AI de même que l'établissement
de relations avec les demandeurs, afin de mieux comprendre leurs besoins,
sont essentiels à l'efficacité du processus.
10. Documentation des dossiers de traitement
Le Commissariat à l'information s'inquiète du fait que
souvent, les dossiers de traitement des demandes des ministères
ne sont pas documentés aussi bien qu'ils devraient l'être,
en ce qui concerne les motifs du recours aux exemptions. Ainsi, les enquêtes
sont plus laborieuses.
Les membres du CCSC reconnaissent que la documentation est parfois un
peu courte, mais ils font remarquer que la priorité absolue des
coordonnateurs consiste à fournir une réponse dans les délais
prescrits par la Loi. Depuis que le Commissaire à l'information
insiste sur le respect des délais, les cadres des ministères
en ont fait une priorité absolue également et tout autre
aspect a perdu de l'importance. De l'avis des membres, ce ne sont pas
toutes les exemptions qui doivent être documentées, mais
ils conviennent que dans certains cas, la documentation pourrait être
améliorée. Toutefois, ils insistent sur le fait que les
normes relatives à la documentation doivent être réalistes
et durables en égard aux ressources disponibles aux bureaux de
l'AI et dans les secteurs de programme.
11. Améliorations du système
/ relations avec le CI
Dans l'ensemble, les membres du CCSC sont d'avis que la pression exercée
sur les institutions par le Commissaire à l'information, ces dernières
années, a amené de nombreuses institutions à revoir
leur procédure et, dans certains services d'AI, à bénéficier
de plus de visibilité et de ressources. Toutefois, un certain nombre
de membres pensent que certaines initiatives du Commissaire à l'information
ont engendré un peu d'animosité et un manque de confiance
entre le CI et les institutions.
Les membres du CCSC sont d'avis que les relations de travail entre le
Commissariat à l'information et la fonction publique doivent être
plus harmonieuses et soutenues de sorte qu'on puisse travailler en collaboration
pour faire progresser la disponibilité de l'information au public
et l'éducation au sujet des activités du gouvernement.
12. Enquêtes sur les plaintes
- Rationalisation des délais : On s'entend généralement
sur le fait que les enquêtes, en particulier celles qui portent
sur des questions liées au processus (retards, droits imposés,
format de la réponse), devraient être simplifiées.
Les membres du CCSC estiment qu'un délai raisonnable pour enquêter
sur une plainte inciteraient à la fois les ministères
et le CI à instaurer des processus plus efficaces et permettraient
l'obtention de résultats plus hâtifs pour les demandeurs.
Ils s'inquiètent toutefois qu'un délai pourrait créer
des pressions trop fortes pour le CI et les ministères, compte
tenu des ressources disponibles actuellement. Si un délai était
fixé, selon les membres, il faudrait prévoir des prolongations
de délai pour les enquêtes dans les cas de dossiers complexes.
- Processus d'enquête : Selon les membres
du CCSC, il faut que le processus soit plus transparent et cohérent
et que la portée des enquêtes soit mieux définie.
Les coordonnateurs doivent être clairement informés des
questions qui font l'objet d'une enquête. Plusieurs membres ont
affirmé qu'ils ne savaient pas toujours exactement à quel
moment une enquête était terminée et s'inquiétaient
des questions qui font surface longtemps après le début
de l'enquête. De nombreux membres sont d'avis que le processus
doit devenir plus rigoureux et discipliné de part et d'autre.
En général, ils trouvent que les enquêtes sont trop
longues, qu'elles manquent de cohérence, qu'elles ne permettent
pas d'établir un climat de confiance et qu'elles ne sont pas
les processus d'apprentissage qu'elles pourraient être pour les
institutions. Selon eux, le Commissaire à l'information devrait
afficher son protocole d'enquête sur son site Web et il devrait
être expliqué à toutes les institutions.
De façon générale, les membres du CCSC considèrent
que les enquêteurs sont très professionnels. Toutefois,
le taux de roulement a été élevé et il
a donné lieu à une inégalité d'expérience
et de compétences. Ils reconnaissent que le personnel de l'AI
doit être mieux informé sur le processus d'enquête
et sur leur rôle dans ce processus.
- Préoccupations : Les membres du CCSC avaient généralement
un certain nombre de préoccupations précises à
exprimer au sujet des enquêtes :
Plaintes déposées à l'initiative du CI - en
général, les membres ne croient pas que ce soit le meilleur
moyen de régler les problèmes systémiques. Ils
laissent en outre entendre que pour des raisons de transparence, les
données sur les plaintes déposées à l'initiative
du CI devraient être séparées des plaintes en
provenance des demandeurs;
- « enquêtes boule de neige » - Ils s'inquiètent
de l'élargissement des enquêtes au-delà des
questions soulevées dans les plaintes, dans les cas surtout
de plaintes sur les retards ou de « présomption de refus ».
Par exemple, les membres du CCSC sont d'avis que l'enquête
entourant une plainte relative à un retard ne devrait pas
être élargie à l'application des exemptions;
ou une enquête sur un retard devrait être extrêmement
courte lorsque la réponse a depuis été fournie
au demandeur;
- Dans certains cas, on semble manquer de transparence ou ne pas
cibler suffisamment ce qui fait l'objet de l'enquête;
- L'utilisation de subpoenas est, selon les membres du
CCSC, en croissance rapide;
- Exagération du nombre d'entrevues dans certains dossiers;
- Entrevues très tendues faisant parfois appel à des
tactiques de confrontation;
- Ordonnances/ententes de non-divulgation pour les témoins
et leur avocat.
- Pratiques exemplaires : Les membres du CCSC ont formulé
un certain nombre de suggestions pour améliorer le processus
d'examen indépendant et d'enquêtes :
- Le premier point de contact du CI devrait toujours être
l'analyste de l'AI responsable du dossier;
- L'établissement de règles claires sur la façon
dont l'interaction de l'institution avec le CI doit être géré
au cours d'une enquête (par exemple le Coordonnateur n'interviendra
pas dans les échanges avec le CI, à moins que l'agent
de l'AI et l'enquêteur au dossier ne puissent résoudre
le problème) viendrait garantir que les questions sont traitées
convenablement et qu'elles ne connaissent pas d'escalade inutile;
- Il faut toujours tenir le coordonnateur bien informé en
ce qui concerne : les fonctionnaires interrogés, les
ordonnances à venir, etc.;
- Les motifs exacts de la plainte devraient être communiqués
aux coordonnateurs;
- Obtenir les questions des enquêteurs par écrit et
y répondre par écrit;
- Établir une approche plus structurée quant aux représentations
des parties;
- Qu'il y ait possibilité de signaler les erreurs de fait
dans les rapports d'enquête;
- Établir une procédure ministérielle sur la
façon de traiter les plaintes et les enquêtes à
l'intention des services d'AI et du personnel de programme;
- Qu'il y ait plus d'uniformité d'approche de la part des
enquêteurs du CI à l'égard des diverses questions
d'accès;
- Répartir les enquêteurs selon des portefeuilles de
sorte qu'ils en viennent à connaître des secteurs d'activité
du gouvernement et puissent porter des jugements plus éclairés;
- Assurer une formation au personnel de l'AI concernant le processus
d'enquête et le rôle qu'il joue à cet égard
- le CI devrait informer le personnel de l'AI au sujet du processus
d'enquête;
- Mettre sur pied des rencontres structurées et ouvertes,
où les enquêteurs et les coordonnateurs discuteraient
régulièrement du processus d'examen et d'enquête
de façon générale.
Les membres du CCSC font observer qu'un rapport de coopération
mutuelle doit être établi pour accroître l'efficacité
des enquêtes, pour les deux parties. Ils expriment le souhait que
les enquêtes deviennent une occasion d'apprentissage pour les institutions.
13. Règles d'interprétation claires
Dans l'ensemble, les membres du CCSC soulignent la nécessité
de guider les institutions de façon plus claire et cohérente
:
- Il ne devrait y avoir qu'un seul ensemble de règles que doivent
suivre les institutions et non pas un ensemble de règles selon
le SCT et un autre selon le CI.
- Toutes les conclusions d'interprétation du Commissaire à
l'information devraient être affichées sur son site Web,
pour guider les institutions et les requérants.
Consultation des services d'accès
à l'information sur les demandes qui posent des problèmes
À la demande du Comité consultatif externe, le Groupe d'étude
a contacté les services d'accès à l'information des
grands ministères pour leur demander des exemples concrets de ce
qu'ils considèrent être des demandes « futiles »,
« vexatoires », « répétitives » ou « coûteuses »
ou des demandes qui posent des problèmes.
Le Comité consultatif externe voulait avoir une idée plus
précise de ce qu'on veut dire en réalité quand on
utilise ces termes.
Observations
- La très grande majorité des coordonnateurs ont d'abord
indiqué que la Loi ne contient pas de mesures visant les « demandes
futiles, vexatoires ou répétitives » et donc qu'il
ne pouvait en être tenu compte en répondant à des
demandes d'accès et qu'on n'en tenait effectivement pas compte.
- On ne tabule pas ces demandes, mais les coordonnateurs reconnaissent
ne pas recevoir souvent de demandes qu'ils pourraient qualifier de « futiles
ou vexatoires ». Même si les demandes « futiles ou vexatoires »
sont plutôt rares, lorsqu'il s'en présente une, elle attire
habituellement l'attention en raison des ressources considérables
qu'il faut y consacrer et de l'effet très négatif qu'elle
a sur l'attitude du personnel du ministère face à l'accès
à l'information.
- Les coordonnateurs ont aussi fait remarquer que ce n'est bien souvent
qu'après coup, c.-à-d. qu'après avoir constaté
que le demandeur ne s'intéresse pas vraiment à l'information
qui lui est communiquée, qu'ils se rendent compte qu'il s'agissait
d'une demande « futile ou vexatoire ».
- Les demandes répétitives et surtout celles qui requièrent
beaucoup de ressources sont plus fréquentes et pour cette raison
posent plus de problèmes aux institutions.
Exemples
Pour rendre concret ce qu'ils entendaient par demandes problématiques,
les services d'accès à l'information ont donné les
exemples suivants :
- Les personnes qui demandent à maintes reprises les mêmes
documents - certaines personnes demandent continuellement exactement
les mêmes renseignements à leur sujet. Certaines de ces
personnes croient que le gouvernement les surveille. D'autres demandent
plusieurs fois les mêmes documents (qui n'ont pas été
mis à jour) sur leur entreprise, soit parce qu'ils ont oublié
qu'ils les avaient déjà demandés, ou soit parce
que leur système de classement est si mal organisé, qu'il
leur est plus facile de redemander les documents au gouvernement.
- On fait des demandes d'accès pour des documents qui font déjà
l'objet d'une demande de communication préalable dans le cadre
d'une poursuite judiciaire. On a souvent l'impression qu'il s'agit d'une
façon « d'accaparer le ministère » dans le but
de retarder la préparation du procès, étant donné
que ce sont les mêmes avocats qui doivent s'occuper des deux sortes
de demandes. Ces demandes concernent souvent de grandes quantités
de documents. Voici des exemples précis de ce type de demande :
- Un cabinet d'avocats a demandé que lui soient communiqués
tous les documents publiés depuis 1980 sur un sujet donné.
Comme la demande portait sur 200 000 pages et qu'il faudrait
trois ans pour la traiter, le coût de la recherche avait été
estimé à 433 000 $. Une entente prévoyant
le traitement de 5 000 pages par mois a été
conclue avec le demandeur, mais celui-ci s'est plaint que le ministère
mettait trop de temps à lui remettre les documents.
- Une demande d'accès à l'information a été
reçue portant sur quelque 200 000 documents qui
faisaient également l'objet d'une demande de communication
au préalable dans le cadre d'une affaire judiciaire et devaient
être examinés par les mêmes personnes; il a fallu
demander que le délai soit prolongé de trois ans.
Le ministère a embauché cinq personnes et dépensé
1,3 millions de dollars pour traiter cette demande.
- Des étudiants en science politique à l'université
présentent des demandes d'accès à l'information
parce que leur professeur leur dit que c'est la meilleure façon
de se renseigner sur le fonctionnement du régime d'accès
à l'information. Ces demandes visent souvent des documents difficiles
à traiter, mais les étudiants ne s'intéressent
pas à l'information elle-même. Si on leur offre l'information
de façon informelle, ils répondent que l'information doit
leur être communiquée conformément à la loi
pour obtenir une bonne note dans leur cours. Ces demandes sont considérées
comme « futiles ».
- Un ministère se fait demander environ tous les six mois par
la même personne « toutes les notes d'information destinées
au ministre sur tous les sujets ». Le ministère n'arrive
pas à la convaincre de présenter des demandes plus précises.
Il doit donc communiquer environ 10 000 pages tous les six
mois gratuitement, ou moyennant des frais minimes, parce que le demandeur
consulte les dossiers sur place.
- Une demande d'accès pour « tous les documents dans le
bureau de Mme Unetelle » a été
jugée abusive et vexatoire parce que le demandeur ne s'est pas
intéressé au résultat. Il a fallu un an pour traiter
la demande, et un certain nombre de documents ont dû être
communiqués chaque mois. Le demandeur est venu consulter les
premiers documents qui lui ont été communiqués,
mais il n'est jamais revenu par la suite.
- Un candidat n'ayant pas été reçu à un
concours a demandé qu'on lui communique des renseignements sur
toutes les mesures de dotation prises au même niveau au cours
des cinq dernières années à la grandeur du Canada.
Le traitement de cette demande a eu pour effet de paralyser presque
complètement les services des ressources humaines du ministère
perturbant presque toutes les mesures de dotation du ministère
pendant plusieurs mois.
- Plusieurs ministères fédéraux ont reçu
la même demande de renseignements d'une société
commerciale qui a ensuite tenté d'exercer des pressions sur les
ministères pour qu'ils achètent ses biens et services
afin de résoudre le « problème » révélé
par les renseignements. Les coordonnateurs estiment que ce genre de
demande ne respecte pas l'esprit de la Loi.
- Un employé dont le contrat n'a pas été renouvelé
a quitté le ministère en colère et présenté
ensuite de multiples demandes de communication de renseignements sur
un nouveau projet législatif, y compris les ébauches,
les délibérations des comités, etc. D'autres membres
de sa société ont aussi présenté de multiples
demandes d'accès. Aucun des demandeurs ne s'est montré
intéressé à recevoir l'information lorsqu'elle
était prête. On a soupçonné l'employé
de chercher à se venger en essayant de nuire au bon fonctionnement
du ministère.
- Un chef syndical a demandé à son ministère des
renseignements sur le nombre de pichets à eau qu'il y avait dans
les salles de réunion à l'administration centrale et dans
tous les bureaux régionaux à la grandeur du pays, l'endroit
où ils avaient été achetés et leur coût,
ainsi que des renseignements sur les corbeilles à papier, les
déchiqueteurs, etc. Pour communiquer ces renseignements, il fallait
trouver les documents d'acquisition et les factures pour toutes ces
fournitures, et ce pour chaque bureau. On a pensé que le demandeur
cherchait à se venger du ministère en raison d'un conflit
de travail.
Liste des membres
Comité Consultatif Supérieur
des Coordonnateurs
Agence des douanes et du revenu du Canada
Citoyenneté et Immigration Canada
Service correctionnel du Canada
Finances Canada
Affaires étrangères et Commerce international
Justice Canada
Pêches et océans Canada
Santé Canada
Développement des ressources humaines Canada
Archives nationales du Canada
Défense nationale
Bureau du Conseil privé
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Gendarmerie royale du Canada
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
Consultation
|