Rapport 7 - Groupe d'étude de l'accès à l'information
L'INFORMATION : GESTION ET ACCÈS
REGARDS SUR L'AVENIR
8. La gestion de l'information sur la scène
internationale
La présente section met en évidence l'expérience
vécue en Australie, dans la Communauté européenne
et au Royaume-Uni, ainsi que les efforts déployés par ces
trois entités pour se donner une orientation nationale quant à
l'évolution de la prestation des services du gouvernement et l'accès
à l'information dans un milieu habilité par l'Internet.
Chacun des gouvernements mentionnés plus bas s'est fixé
des objectifs ambitieux pour rendre l'information et les services gouvernementaux
disponibles en direct à l'intention des citoyens. Tout en reconnaissant
que d'autres canaux de service sont requis pour répondre aux besoins
spécifiques des citoyens, chaque gouvernement se dote d'une vision
où la prestation des services de base ainsi que les canaux d'accès
à l'information se trouveront habilités par l'Internet et
le Web.
La présente section a pour objet de démontrer que le Canada
n'est pas le seul pays à aborder les questions relatives à
la gestion de l'information dans le cadre d'une stratégie mieux
adaptée pour répondre aux besoins des citoyens et mieux
alignée sur les avantages que les nouvelles technologies habilitées
par l'Internet peuvent offrir dans le domaine de l'accès à
l'information. Elle vise aussi à démontrer que même
si chaque gouvernement poursuit ses propres stratégies en rapport
avec l'accès en direct à l'information et aux services gouvernementaux,
tous les gouvernements reconnaissent, d'une façon ou d'une autre,
que l'infrastructure de gestion de l'information est une nécessité,
surtout si les attentes des citoyens quant à l'accès à
l'information du gouvernement sont appelées à s'accroître.
8.1 Le Royaume-Uni
En 1999, le gouvernement de la Grande-Bretagne publiait un livre blanc
sur la modernisation du gouvernement (" Modernizing Government "),
qui renfermait une vision relative aux programmes de modernisation du
gouvernement et mentionnait aussi la nécessité d'une gestion
efficace de l'information. En novembre 2000, la Freedom of Information
Act de la Grande-Bretagne recevait l'assentiment royal. Par conséquent,
un accent plus fort était mis sur la nécessité d'organiser
l'information du gouvernement en vue de la rendre plus accessible. La
convergence de ces deux initiatives a permis de créer un environnement
favorisant la création d'une solide infrastructure de gestion de
l'information.
L'article 46 de la Loi sur la Freedom of Information Act prévoit
que le Grand Chancelier procédera à la publication et, de
temps à autre, à la révision d'un Code de pratique
précisant ce qui suit :
Les pratiques auxquelles les pouvoirs publics et autres
corps assujettis à la Loi sur les archives publiques de 1958 et
à la Loi sur les archives publiques (NI) doivent se conformer pour
gérer leurs documents; ainsi que les dispositions qui devront être
prises par les organismes responsables des archives publiques en vue de
l'examen et du transfert des documents publics au Bureau des archives,
emplacements et dépôts, ou au Bureau des archives publiques
de l'Irlande du Nord.
Pour se conformer à cette disposition de la loi, le Bureau du
Grand Chancelier a publié un code préliminaire intitulé
" Code of Practice on the Management of Records under Freedom
of Information "7 (Code de pratiques pour la gestion
des documents en vertu de l'accès à l'information). Après
concertation avec les pouvoirs publics, ce code est conçu pour
appuyer les objectifs de la législation sur l'accès à
l'information et décrit les pratiques auxquelles les pouvoirs publics
doivent se conformer pour ce qui est de la création, la conservation,
la gestion et l'élimination des documents.
L'importance que revêt la création d'une infrastructure
de soutien à la gestion des documents ressort dans la section iii
de la préface :
Toute loi sur l'accès à l'information est
aussi valable que la qualité des documents auxquels elle donne
accès. Ces droits n'ont pas grande valeur si l'on ne crée
d'abord des documents fiables, si ces derniers demeurent introuvables
lorsqu'on en a besoin ou si les dispositions en vue de leur archivage
ou leur destruction éventuelle sont inadéquates. Par conséquent,
tous les pouvoirs publics sont encouragés à s'inspirer de
l'orientation figurant dans le Code.
Le Code aborde des questions telles que les politiques, les modèles
de compétence en matière de dotation, la formation et la
sensibilisation, ainsi que les exigences en ce qui a trait à la
conservation des documents au niveau ministériel et la gestion
permanente de la performance. Il constitue un cadre d'autorisation et
d'orientation qui a permis de confirmer la nécessité de
gérer efficacement les documents et l'information dans les ministères
du gouvernement du Royaume-Uni. Il faudrait envisager l'établissement
d'une autorité semblable au Canada.
Outre le Code de pratiques, la création d'une infrastructure de
gestion de l'information s'est trouvée davantage renforcée
par le projet de modernisation du gouvernement ("Modernizing Government"8),
annoncé en mars 1999 et visant les changements ci-après
:
- la façon dont le Royaume-Uni conçoit ses politiques
et programmes;
- la façon dont il livre les divers services aux citoyens et
aux entreprises;
- la façon dont il accomplit toutes les autres tâches qui
incombent à un gouvernement moderne.
Dans le souci de renforcer le soutien à la stratégie de
gestion de l'information, le gouvernement a déclaré :
À partir de 2004, tous les organismes centraux
du gouvernement doivent être en mesure de stocker et de récupérer
leurs documents de façon électronique. Ce délai a
été fixé dans le Livre blanc sur la modernisation
du gouvernement ("Modernising Government White Paper ")
pour s'assurer que tous les ministères seront en mesure de satisfaire
aux exigences du travail dans un environnement électronique.
Afin de respecter le délai visé en 2004, le Département
de la gestion des documents du Bureau des archives publiques (Public Record
Office's Records Management Department) s'est doté d'une "
carte de route et de jalons "9 qui lui permettront d'atteindre
l'objectif fixé par le gouvernement. Outre la carte de route, le
Département de gestion des documents a produit une trousse de ressources
contenant des précisions au sujet des politiques de gestion de
l'information du gouvernement ainsi que des directives pour la création
d'un environnement électronique pour la gestion des documents.
La nécessité de dispenser de la formation dans le domaine
de la gestion de l'information et de l'accès à l'information
a également donné lieu à la création de modules
de formation à l'intention des institutions afin de mieux faire
connaître et comprendre la gestion de l'information et l'accès
à l'information parmi les employés.
Ces initiatives ont contribué à renforcer l'infrastructure
de la gestion de l'information en Grande-Bretagne.
8.2 L'Australie
Dans son rapport intitulé " Towards an Australian Strategy
for the Information Economy" (Vers une stratégie australienne
pour une économie basée sur l'information), du Conseil ministériel
sur l'économie basée sur l'information (" Ministerial
Council for the Information Economy "), de juillet 1998, ce gouvernement
du Commonwealth prenait les engagements suivants :
- prestation en direct de tous les services appropriés du gouvernement
à partir de 2001;
- amélioration de la prestation des services par l'utilisation
d'un environnement en direct, afin de rendre ces services plus efficients
et plus accessibles à tous les Australiens;
- développement d'infrastructures de gestion en direct afin de
créer un environnement qui profite aux citoyens, encourage le
développement du secteur privé, offre des opportunités
sur le plan du perfectionnement du personnel et place l'Australie au
premier rang pour ce qui est des normes internationales s'appliquant
à la prestation de services par des moyens électroniques.
Ces infrastructures comprennent :
- une infrastructure de gestion de l'information ayant pour objet
d'organiser l'information du gouvernement et d'en rendre l'accès
facile et efficient;
- une infrastructure d'authentification des clés publiques
afin d'assurer la sécurité, la protection de la vie
privée et la confiance au niveau des systèmes de transaction
et de messagerie.
Ce besoin de créer une infrastructure avait déjà
été reconnu en 1997 lorsque le Comité directeur sur
la gestion de l'information, Gestion de l'information du gouvernement
du Commonwealth (" Information Management Steering Committee on Information
Management in the Commonwealth Government ") avait publié
son rapport intitulé "Management of Government Information
as a National Strategic Resource "10 (Gestion de l'information
du gouvernement en tant que ressource stratégique nationale). Ce
rapport expliquait comment une stratégie de gestion de l'information
pourrait prendre en charge l'accès aux fonds d'information du gouvernement.
La collectivité de gestion de l'information en Australie, qui comprenait
des éducateurs, des gestionnaires de l'information du gouvernement,
des représentants des secteurs public et privé, des associations
et des fournisseurs, ont été encouragés à
serrer ses rangs afin d'atteindre une série d'objectifs communs
parmi lesquels on remarquait la création d'un solide infrastructure
pour le soutien d'objectifs en rapport avec les opérations, l'accès
et la protection de la vie privée.
Le rapport abordait la question des canaux de prestation des services
comme suit :
" La technologie en direct permet d'obtenir les services
à partir d'emplacements multiples, sept jours par semaine, vingt-quatre
heures sur vingt-quatre. Cependant, il est important de noter que tous
les Australiens ne seront pas en mesure d'accéder directement aux
services en direct. Des agents au service du public ou d'organisations
devront fournir l'aide nécessaire, comme l'interprétation
de l'information (par ex. , les agents des douanes, les agents du fisc,
les directeurs de banque, les travailleurs sociaux). L'Australie est une
société multiculturelle où tout le monde ne possède
pas l'anglais.
Les personnes résidant dans les régions
éloignées disposent d'un nombre plus limité de moyens
pour obtenir l'information. Par conséquent, il faudra absolument
disposer de plusieurs types de canaux de communication si nous voulons
que tous les membres de notre société puissent pleinement
profiter des services du gouvernement et comprendre leurs droits et obligations.
Il faudra éviter de créer de nouveaux " désavantages
en matière d'information " à mesure que se développent
les services en direct. "
Le rapport abordait des questions de langue et étudiait le besoin
d'offrir en permanence une gamme de canaux de communication et d'accès
en fonction de moyens tels que le contact personnel, la voix, le service
en direct, les vidéoconférences et les messageries unifiées.
Le rapport allait au-delà des nouvelles ressources d'information
susceptibles de constituer une composante de l'environnement envisagé
pour l'accès en direct et abordait la gestion des ressources d'information
existantes.
Selon ce rapport, le gouvernement et les divers organismes devront adopter
une stratégie de migration en vertu de laquelle les ressources
d'information existantes et futures deviendront de plus en plus visibles,
accessibles et interopérables grâce à l'application
de mécanismes intégrés et transparents. Mais avant
tout, le rapport reconnaissait la nécessité d'une infrastructure
GI efficace. En vue d'établir des liens étroits entre les
objectifs globaux d'un accès amélioré à l'information
et le besoin d'une solide infrastructure sous-jacente, le rapport proposait
la série d'objectifs suivants :
- accroître la visibilité des fonds d'information du gouvernement
et sensibiliser la collectivité au sujet de leur disponibilité;
- partager et organiser les méthodes d'accès relevant
des pratiques exemplaires et caractérisées par leur homogénéité;
- développer des pratiques communes pour la gestion de l'information;
- faciliter l'accès à distance à l'information;
- sensibiliser le gouvernement quant aux enjeux de la gestion de l'information
et à la valeur de l'information en tant que ressource stratégique
de caractère global et national;
- aborder les questions en rapport avec le changement concernant les
pratiques de travail et découlant de la réingénierie
des processus.
8.3 La Commission européenne
Comme il ressort de son rapport intitulé Initiatives de la
commission dans le domaine de la transparence et de l'information11,
l'Union européenne a adopté un rôle proactif pour
définir son approche en matière d'ouverture et de transparence;
elle a récemment publié le Règlement (CE) No 1049/2001
du Parlement européen et du Conseil des Communautés européennes
du 30 mai 2001 concernant l'accès public aux documents du Parlement
européen, du Conseil et de la Commission des Communautés
européennes. À l'article 1, on explique l'objet de ce règlement
:
(a) définir les principes, conditions et limites
en rapport avec l'intérêt public ou privé, qui réglementent
le droit d'accéder aux documents du Parlement européen,
du Conseil et de la Commission (ci-après désignés
" les institutions "), comme prévu à l'article
255 du Traité de l'Union européenne, de façon à
assurer l'accès le plus large possible aux documents,
(b) établir les règles qui faciliteront le plus possible
l'exercice de ce droit, et
(c) promouvoir de bonnes pratiques administratives pour ce qui est de
l'accès aux documents.
En plus d'articuler le besoin de " promouvoir de bonnes pratiques
administratives pour ce qui est de l'accès aux documents ",
les différents articles du règlement démontrent l'intérêt
qu'il y a à créer une solide infrastructure GI. Ils énoncent
des exigences rigoureuses pour la gestion des documents et la création
de répertoires par la Commission, afin de prendre en charge l'accès
à l'information au sein de la Communauté européenne.
Les membres de la collectivité chargée des archives et des
documents en Europe oeuvrent à l'heure actuelle en qualité
de membres au sein des divers comités de la Commission où
ils examinent les exigences relatives à la gestion des documents
dans le cadre des nouveaux règlements et recherchent de nouvelles
façons d'aborder la question de la gestion de l'information et
de l'accès à travers l'Union européenne.
Chacune de ces juridictions a reconnu l'importance et la nécessité
d'une solide infrastructure de gestion de l'information destinée
à prendre en charge la prestation des services et l'accès.
Chaque administration publique a créé ou est en train de
créer un cadre pour ce genre d'infrastructure, et diffuse une série
de politiques, normes et lignes directrices étayées par
des programmes de formation ayant pour objet d'éduquer les fonctionnaires
au sujet de leurs responsabilités quant à la gestion de
l'information et d'habiliter, en fin de compte, le citoyen à accéder
à l'information du gouvernement. D'une manière générale,
les expériences entreprises dans ces diverses administrations publiques
démontrent que l'une des composantes clés de toute initiative
de gouvernement en ligne doit être la création d'une infrastructure
sous-jacente pour la gestion de l'information.
8.4 Les États-Unis d'Amérique
En adoptant la loi intitulée Electronic Freedom of Information
Act Amendments en 1996, les États-Unis d'Amérique ont modifié
la Freedom of Information Act (FOIA), 5 U.S.C. § 552 (1994) pour
y inclure les documents électroniques. Les consultants ont interrogé
des représentants du National Archives and Record Service quant
à la possibilité d'établir une infrastructure de
la GI semblable à celles de l'Australie et de la Grande-Bretagne.
Bien que des stratégies aient été envisagées,
il n'existe aucune initiative semblable pour le moment.
Le gouvernement du Canada n'est pas différent de ceux des autres
pays. La section suivante décrit l'approche du gouvernement du
Canada en matière de gestion de l'information et d'accès
à l'information, dans le contexte du Gouvernement en direct.
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9. Gestion de l'information et accès au gouvernement
du Canada
En 1999, la Gouverneure générale déclarait dans
le discours du Trône :
" Le gouvernement deviendra un utilisateur modèle
des technologies de l'information et d'Internet. D'ici 2004, nous voulons
être connus dans le monde entier comme le gouvernement le mieux
branché avec ses citoyens. Les Canadiens et les Canadiennes auront
accès à toute l'information et à tous les services
gouvernementaux en direct, au moment et à l'endroit qui leur conviennent
" 12.
Les auteurs ont rencontré un certain nombre de cadres supérieurs
du gouvernement du Canada, chargés actuellement de la gestion de
l'information et de la conception d'une politique de gestion de l'information
ayant pour objet de soutenir l'orientation évoquée par le
discours du Trône ainsi que les nouvelles initiatives lancées
par le gouvernement pour atteindre cet objectif. On a demandé à
ces cadres supérieurs de fournir de l'information au sujet des
projets en cours et d'exprimer leurs idées quant aux enjeux futurs
de la gestion de l'information et toute autre question relative à
l'accès. Voici quelques-unes de leurs remarques et un certain nombre
de points qu'ils ont soulevés :
- le gouvernement doit être prêt à rendre disponibles
et accessibles ses ressources d'information;
- les institutions du gouvernement doivent mettre en place des cultures
de partage de l'information;
- la culture organisationnelle doit changer de façon à
sensibiliser le personnel au fait que l'information est un bien ministériel
qui doit être géré à travers l'organisation
et que l'accès à l'information du gouvernement doit s'accompagner
d'une gestion de l'information;
- la gestion de l'information doit recevoir une plus grande priorité
dans les systèmes de prestation opérationnels au sein
des institutions gouvernementales;
- même si les questions relatives à la gestion de l'information
et à l'accès sont mises en évidence aussi bien
dans le secteur public que dans le secteur privé, et même
si des politiques, normes et solutions technologiques sont déjà
en place, la gestion de l'information ne revêt qu'une faible priorité,
cependant que les ressources destinées aux programmes ont été
réduites;
- la gestion efficace de l'information exige une infrastructure commune
de gestion de l'information à travers toutes les institutions
et les divers paliers de gouvernement. Elle doit aborder la gestion
de l'information entre clients (à la fois internes et externes),
les partenaires du secteur privé et les tiers entrepreneurs;
elle doit aussi aborder l'accès à l'information et la
protection de la vie privée;
- tous les Canadiens ne sont pas en mesure d'accéder à
l'information et aux services en direct. Par conséquent, il faudra
toujours prévoir la fourniture de l'information par le biais
de divers médias et canaux;
- le gouvernement en direct est considéré comme une initiative
majeure et globale sur le plan des opérations et des transactions
électroniques, cependant que la saisie, la gestion et la conservation
à long terme du contenu de l'information ne sont pas considérés
comme ayant une priorité élevée. Les attentes du
public sont focalisées sur l'aptitude à effectuer des
transactions, mais aussi sur la possibilité d'accéder
plus facilement à l'information du gouvernement. La gestion du
contenu de l'information devrait figurer en bonne place dans la stratégie
du gouvernement en direct;
- la gestion de l'information doit être transparente, et les documents
doivent être identifiés. Par exemple, les documents devraient
être identifiés et saisis automatiquement par un système
de conservation des documents;
- chaque employé du gouvernement est un gestionnaire de l'information,
mais tous les employés n'ont pas les compétences et les
connaissances requises pour gérer les ressources d'information
mises à leur disposition;
- chaque employé du gouvernement devrait être au courant
des exigences en matière d'accès et de leur rapport avec
les pratiques de gestion de l'information;
- la technologie étant un facteur d'habilitation, les besoins
et processus opérationnels devraient déterminer ses applications;
- l'information doit être considérée comme une ressource
de valeur plutôt que comme un sous-produit des activités
administratives et opérationnelles;
- l'information, y compris les documents électroniques et le
contenu du site Web, doit être gérée et conservée
en vue de l'accès à long terme.
Dans son rapport intitulé Gestion de l'information au sein du
gouvernement du Canada - Analyse de la situation, John McDonald soulignait
que si la priorité du gouvernement en direct devenait une réalité
il faudrait accorder une plus grande attention à la qualité
et à l'intégrité de l'infrastructure sous-tendant
les politiques, normes et pratiques, systèmes et personnel en présence.
Avant de rendre l'information disponible, elle doit être contrôlée
et organisée de façon à assurer son authenticité,
son intégrité et sa fiabilité.
Un environnement ou infrastructure de ce genre doit être conçu
de façon à inspirer confiance parmi ceux qui en dépendent
pour accéder à l'information. Le rapport soulignait notamment
que l'infrastructure de gestion de l'information doit être perçue
comme une composante de l'infrastructure opérationnelle de l'organisation
:
" L'infrastructure de la GI n'est pas un élément
indépendant. L'infrastructure de gestion du gouvernement est primordiale
et établit le contexte pour d'autres infrastructures de soutien.
L'infrastructure de la GI soutient les exigences de l'infrastructure de
la gestion en matière d'information - elle alimente et documente
les fonctions de gestion et les activités de soutien. L'infrastructure
de la technologie de l'information sert principalement à soutenir
l'infrastructure de l'information. Ces trois infrastructures doivent leur
création, leur existence et leur raison d'être à l'infrastructure
des ressources humaines du gouvernement. "
En l'absence d'une gestion efficace de l'information, le public ne sera
pas au courant de l'information existante, ni de l'endroit, ni du format
sous lesquels il peut la trouver. Sans un contrôle approprié,
l'accès à l'information devient beaucoup plus difficile.
Une infrastructure efficace pour la gestion de l'information est nécessaire,
mais la création d'une telle infrastructure exige une approche
globale en vertu de laquelle la technologie est considérée
comme un partenaire d'égale importance avec les autres composantes
majeures telles que les politiques, les normes et le personnel.
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