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Groupe d'étude de
l'accès à l'information
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12 juin 2002
POINTS SAILLANTS DE NOTRE RAPPORT
ACCÈS À L’INFORMATION : COMMENT MIEUX SERVIR LES
CANADIENS
- Ce rapport renferme 139 recommandations destinées à
moderniser l’accès à l’information dans l'optique
d’une approche intégrée à la réforme
qui comprendrait des changements législatifs, administratifs
et culturels.
- Les recommandations sont le fruit d’une recherche et d’une
analyse exhaustives, ainsi que de consultations auprès de divers
groupes d’intervenants, des fonctionnaires, d’autres ressorts
au Canada et à l’étranger ainsi que du public.
- Le rapport est affiché sur notre site Web : http://www.atirtf-geai.gc.ca/
- Des exemplaires imprimés seront disponibles la semaine du
19 juin et peuvent être commandés de notre bureau jusqu'au
28 juin 2002 en composant le (613) 946-6185.
En général :
- il n'y a pas de solution magique aux lacunes du
système. Les changements seront le résultat d'une stratégie
intégrée visant la modernisation de la Loi, des
pratiques, compétences et systèmes améliorés
et l'adoption, par le gouvernement, d'une culture favorable à
l'accès.
- après 20 ans, la Loi est toujours mal comprise par le grand
public, les requérants et les tiers fournisseurs d'information
au gouvernement, et même par les fonctionnaires. Il est urgent
de mieux faire connaître l'accès à
l'information.
- le fonctionnement du régime fédéral
d'accès à l'information est en grande partie semblable
à celui des autres administrations au Canada
et à l'étranger. Les défis et les enjeux se ressemblent
remarquablement : le respect des délais prescrits,
les problèmes de gestion de l'information, la transparence des
nouvelles entités publiques de prestation de services, la gestion
de la croissance de la demande, les ressources du programme d'accès,
la surveillance de l’application de la Loi et le règlement
efficace des différends, ainsi que la création et le maintien
du soutien à l'accès à l'information, aussi bien
politique que dans l'ensemble de la fonction publique.
- les principes contenus dans la Loi, soit la présomption
d'un droit d'accès; des exceptions limitées et précises;
l'examen indépendant des décisions; et le fait que la
Loi soit complémentaire aux autres moyens de faire connaître
l'information gouvernementale, sont toujours valides et pertinents,
mais ils doivent être mieux communiqués et compris.
- dans l'ensemble, la Loi a un concept, une architecture et un équilibre
essentiellement valable; il faut cependant moderniser
certaines dispositions, en clarifier d'autres et combler certaines lacunes.
- les coûts de l'administration de la Loi sont d'environ 30 millions
de dollars par an, soit moins d'un dollar par citoyen par an. Il s'agit
d'un coût modeste étant donné les
importants objectifs des politiques publiques mis de
l'avant par la Loi : la responsabilité et la transparence du
gouvernement; le comportement éthique et prudent des fonctionnaires;
la participation des Canadiennes et des Canadiens à l'élaboration
des politiques publiques; et une société mieux informée
et plus compétitive.
Portée de la loi
- le champ d'application de la Loi est généralement plus
restreint que celui des lois des autres pays et des
provinces canadiennes. Il devrait y avoir des critères légiférés
pour décider de façon cohérente et raisonnée
à quelles institutions la Loi devrait s'appliquer. L'utilisation
de ces critères devrait élargir le champ d'application
à beaucoup plus d'institutions fédérales.
- la Loi devrait aussi englober le Parlement et les bureaux du Vérificateur
général, le Commissaire à la protection de la vie
privée, le Commissaire à l'information et le Commissaire
aux langues officielles.
Documents confidentiels du Cabinet
- les documents confidentiels du Cabinet devraient être sujets
à une exemption obligatoire en vertu de la Loi, plutôt
que d’être totalement exclus de son application. Du plus,
la durée de protection des documents confidentiels du
Cabinet devrait être réduite à 15 ans.
Les décisions au sujet de ces documents devraient être
examinées par la Cour fédérale tel que recommandé
par le Comité parlementaire de 1986. La définition de
ce qui constitue un tel document devrait être axée sur
les délibérations du Cabinet. Le format des documents
du Cabinet devrait être modifié afin de permettre la divulgation
de l'information contextuelle après au plus cinq ans.
Bureau du Commissaire à l'information
- le bureau du Commissaire à l'information doit être doté
du mandat, des moyens et des ressources lui permettant d'accomplir à
l'avenir son rôle de surveillance. Son mandat devrait
être élargi pour explicitement comprendre la sensibilisation
du public, les conseils au gouvernement, la médiation des différends
et l'évaluation des pratiques institutionnelles d'accès
à l'information. Le processus d'enquête devrait être
mieux communiqué et devrait comprendre des mesures d’équité
procédurale. À moyen terme, le gouvernement devrait envisager
de conférer au Commissaire à l’information le
pouvoir de rendre des ordonnances exécutoires.
Fonctionnement de l'accès à l'information
- il est nécessaire d'améliorer le fonctionnement de
l'accès à l'information pour les requérants et
les institutions, faisant en sorte que les Canadiennes et les Canadiens
aient accès à l'information divulgable d'une manière
simple, efficace et rapide. Les institutions devraient pouvoir ne pas
tenir compte des demandes frivoles ou vexatoires si le Commissaire à
l'information donne son accord. Les institutions devraient avoir
le devoir d'aider les requérants à présenter
leurs demandes.
- à toutes les étapes de la procédure d'accès,
de la réception des demandes aux enquêtes sur les plaintes,
il existe un très grand besoin d'un processus plus rigoureux,
de règles plus claires et généralement comprises
et de résultats plus constants, pour les requérants
et les institutions gouvernementales.
Recouvrement des coûts
- les droits ne sont pas un mécanisme de recouvrement des coûts
et ne devraient jamais être un obstacle aux demandes légitimes.
Ils doivent agir comme incitatif à concentrer les demandes et
comme protection de la durabilité du régime. Ces objectifs
pourraient mieux être atteints par un barème de droits
distinguant les demandes commerciales des demandes générales
et comportant un mécanisme permettant de gérer les coûts
exceptionnels des très grandes demandes. La plupart des requérants
devraient recevoir une réponse à une demande non commerciale
sans avoir à payer de droits additionnels dépassant le
droit de demande de 10 $. Les demandes provenant des membres du public
pour leur propre utilisation, des universitaires, des médias,
des parlementaires et des organisations sans but lucratif devraient
être considérées non commerciales. Nous recommandons
que les tarifs de 1983 soient indexés et que des critères
soient élaborés vis-à-vis des dispenses de droits.
Gestion de l'information
- l'accès à l'information ne peut être amélioré
sans une meilleure gestion de l'information. Il est urgent que
le gouvernement dans son ensemble fasse preuve de leadership
dans ce domaine.
Accès amélioré à l'information
- le processus officiel au titre de la Loi ne peut répondre
à tous les besoins des Canadiennes et des Canadiens en matière
d'information gouvernementale et ce n'est pas non plus son intention.
Il faut une stratégie complète pour fournir l'information
au public par une gamme de moyens externes à la Loi,
par exemple la diffusion active et la divulgation informelle de l’information,
et l'examen en bloc des documents historiques.
Culture de service public
- il faut accroître la sensibilisation, la formation, le soutien,
les incitatifs et la responsabilité entourant l'accès
à l'information et la gestion de celle-ci dans la fonction publique.
Les principes d'accès à l'information doivent être
intégrés dans les valeurs essentielles de la fonction
publique et enchâssés dans son travail routinier.
Collecte de données et supervision par le Parlement.
- l'amélioration de l'accès à l'information dans
les institutions et dans l'ensemble du gouvernement nécessite
une surveillance plus attentive et une présentation améliorée
des données. Il devrait y avoir des examens plus réguliers
de la Loi et de son application ainsi qu'une supervision éclairée
et soutenue par le Parlement.
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