Présentation d'observations au Groupe d'étude de l'accès
à l'information
RÉSUMÉ DES RECOMMANDATIONS / PROPOSITIONS / COMMENTAIRES
SOUMIS PAR ÉCRIT AU GROUPE D'ÉTUDE DE L'ACCÈS À
L'INFORMATION
5. PROCESSUS D'ACCÈS
Accès simplifié
... Les modifications à la Loi existante doivent
viser à faciliter et à encourager l'accès à
l'information et la transparence du gouvernement, deux éléments
essentiels de toute société démocratique.
Société historique du Canada
La Loi sur l'accès à l'information se
lirait comme suit : « Permettre au public de consulter en ligne
tous les documents, sauf ceux du Cabinet fédéral et ceux
relatifs à des domaines comme la sécurité nationale,
les conseils au gouvernement, les secrets industriels et les enquêtes
policières ».
Simon Sunatori
Nous appuyons sans réserve la modification législative
proposée qui exige la divulgation régulière de renseignements
gouvernementaux de base, y compris une description des entités,
des activités, des programmes du gouvernement ainsi que de renseignements
qui aideront le public à faire valoir leurs droits, à s'acquitter
de leurs obligations et à comprendre ceux du gouvernement. Nous
proposons d'élargir la portée de ces principes à
d'autres documents qui peuvent être divulgués régulièrement
ou diffusés activement sans demandes officielles d'accès
à l'information.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Les droits d'auteur de la Couronne devraient être
étudiés et peut-être même supprimés de
manière à ce que les obstacles à la redistribution
des renseignements créés par la Couronne et obtenus par
l'entremise du mécanisme d'accès à l'information
soient éliminés. Pour favoriser cette redistribution, il
faudrait que le gouvernement publie ses renseignements en temps opportun
et de façon économique; compte tenu des possibilités
de concurrence. La diffusion à plus grande échelle des renseignements
gouvernementaux faciliterait l'accès général à
ceux-ci.
Ad IDEM - Advocates In Defence of Expression in the
Media
Le gouvernement du Canada devrait chercher des façons
d'engager les citoyens dans le processus gouvernemental grâce à
l'élaboration de nouvelles politiques cohérentes en matière
d'accès à l'information pour engager davantage la population
canadienne dans le processus démocratique. Le gouvernement peut
atteindre cet objectif en effectuant, entre autres, de la façon
suivante :
- rendre accessible en ligne un plus grand nombre de renseignements
détenue par le gouvernement;
- fournir des sites web qui visent à connaître le point
de vue de la population sur tous les programmes gouvernementaux et toutes
les questions relatives à l'État;
- créer des dépôts de données accessibles
en ligne ou non pour les informations anciennement retenues une fois
divulguées, en vertu de la Loi sur l'accès à
l'information et la protection des renseignements personnels; il
faut prévoir un délai de grâce , de six mois peut-être,
avant de permettre l'utilisation par le demandeur original;
- élaborer des serveurs de liste et des groupes de discussion
sur des questions d'importance nationale;
- offrir des subventions aux organismes à la recherche d'activités
démocratiques en ligne;
- élaborer des projets communautaires à l'échelle
locale qui visent tous les niveaux de la société;
- concevoir des moteurs de recherche intelligents;
- s'assurer que les informations contenues dans les sites web sont
facilement accessibles, dans un format connu du citoyen et facile à
télécharger;
- offrir les outils et les liens électronique.
Thomas B. Riley, Commonwealth Centre for Electronic
Governance
La majorité des renseignements sur les projets
de la Société pour l'expansion des exportations et de l'Agence
canadienne de développement international devraient toujours être
accessibles en ligne de manière à ce que les citoyens n'aient
plus besoin d'avoir recours à la Loi sur l'accès à
l'information pour obtenir les renseignements.
Probe International
Il faudrait renforcer les dispositions sur le Programme
des services de dépôt (PSD) pour garantir la distribution
des publications gouvernementales, sous tous formats, par l'entremise
du programme. L'enchâssement du PSD et de ses activités dans
la loi accompagné d'un financement adéquat garantirait la
continuité de ce programme essentiel en matière d'accès
à l'information.
Association canadienne des bibliothèques
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI pour obliger
toutes les institutions gouvernementales à participer pleinement
au Programme des services de dépôt (PSD) de manière
à garantir que toutes les publications du gouvernement, peu importe
le format, soient régulièrement et uniformément mises
à la disposition du public en les intégrant au réseau
de bibliothèques canadiennes visées par le programme.
Open Government Canada
La Loi sur l'AI a eu pour effet de nous confronter
constamment à des renseignements dégradés et erronés
et de nous offrir des processus de recours lourds et extrêmement
peu pratiques.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Le gouvernement s'inquiète à juste titre
des coûts élevés de traitement des demandes d'accès
à l'information. L'une des solutions possibles consisterait à
moins restreindre l'accès aux renseignements gouvernementaux.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Nous demandons au Groupe d'étude de prendre note
de l'impasse liée au recensement et d'exhorter le gouvernement
à mettre en œuvre les recommandations du Groupe d'experts. Selon
nous, l'impasse liée au recensement constitue certes l'enjeu le
plus crucial en matière d'accès à l'information avec
lequel nous sommes aux prises actuellement. Compte tenu de la promesse
de M. Tobin selon laquelle cette question serait étudiée
parallèlement à l'examen de la Loi sur l'accès
à l'information, nous exhortons le Groupe d'étude à
proposer des moyens de faciliter l'accès aux documents des recensements
pour les besoins des recherches historiques et ancestrales.
Société historique du Canada
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Rôle et statut des coordonnateurs de l'AIPRP
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI pour y définir
clairement le rôle, les responsabilités et les obligations
juridiques des coordonnateurs de l'accès à l'information
de manière à ce qu'ils jouissent d'un mandat et de pouvoirs
généraux et discrétionnaires bien établis
relativement à la communication des documents conformément
à la Loi.
Open Government Canada
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Identité des demandeurs
Les demandes d'accès devraient être confidentielles.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Le processus devrait être entièrement ouvert,
sauf l'identité des demandeurs.
Ken Huband
L'interdiction en vigueur prévue à la Loi
sur l'AI concernant la divulgation de l'identité d'un demandeur
sans son consentement devrait être maintenue.
Open Government Canada
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Demandes officielles aux termes de la Loi,
y compris les demandes « frivoles et vexatoires »
Nous sommes d'avis que dans la plupart des cas seul le
fait d'imposer des frais minimes éviterait le dépôt
de demandes frivoles ou vexatoires. Dans la mesure où des restrictions
s'imposent, elles devraient être exercées avec le plus grand
soin et strictement en dernier recours.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Ni la présentation de nombreuses demandes d'accès
ni l'usage qui est fait des renseignements demandés devraient avoir
la moindre importance en regard de la Loi.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Nous nous opposons fermement à toute mesure qui
limiterait le nombre de demandes d'accès à l'information
fondée sur des catégories de demandes. La Loi ne
devrait pas comprendre de restrictions quant au nombre de demandes qu'un
particulier ou un organisme peut présenter.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Il faut des critères, mais ces derniers doivent
être établis avec le plus grand soin de manière à
ne pas contrevenir au droit d'accès.
Ken Huband
Un barème d'honoraires raisonnables permettrait
de régler la plupart des préoccupations relatives aux coûts
élevés. Pour ce qui est des cas extrêmes, il y aurait
lieu d'accorder aux institutions le pouvoir de refuser une demande si
elle est frivole, vexatoire ou déposée de mauvaise foi ou
parce qu'y donner suite entraînerait une interruption indue des
activités gouvernementales.
Ken Huband
Je ne crois pas qu'imposer par la loi un nombre limite
de demandes est la solution au problème. Il vaudrait mieux doter
le coordonnateur de mécanismes officiels lui permettant de gérer
plusieurs demandes déposées par la même personne et
d'établir un calendrier de traitement en fonction des priorités
du demandeur et de la charge totale de travail.
Ken Huband
Le gouvernement fédéral ne devrait certes
pas modifier la Loi sur l'AI ou le mécanisme d'accès
à l'information pour permettre de refuser l'accès à
l'information parce qu'il est d'avis qu'une demande est frivole ou abusive.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral ne devrait surtout
pas modifier la Loi sur l'AI ou le mécanisme d'accès
à l'information de manière à restreindre le nombre
de demandes qu'une personne ou une entité peut déposer au
cours d'une période donnée.
Open Government Canada
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Frais et dispense de frais
En Ontario, le CIPVP a recommandé au gouvernement
de supprimer les frais d'appel et pour les demandes de renseignements
personnels ainsi que de rétablir les deux heures de recherche sans
frais. Compte tenu des répercussions qu'a eu la hausse des frais
en Ontario, nous conseillons grandement au Groupe d'étude de ne
pas emprunter cette voie.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Nous sommes d'avis que l'ajout d'un critère de
dispense de frais dans la Loi fournirait tant aux demandeurs
qu'aux institutions gouvernementales l'uniformité et les indications
voulues.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Les frais relatifs aux demandes d'accès à
l'information devraient continuer d'être abordables de manière
à ne pas constituer un obstacle à l'accès.
Conseil national des femmes du Canada
Le pouvoir de dispenser les frais devra être exercé
de façon uniforme, uniquement dans certaines circonstances établies
par règlement et surveillé par le Commissaire à l'information.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Les coûts de reproduction des documents devraient
être raisonnables et établis en fonction des coûts
de reproduction du marché dans la région géographique
où se trouve le demandeur.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Le barème d'honoraires actuel semble raisonnable.
Association canadienne des bibliothèques
... maintenir les frais de service à leur niveau
actuel.
Société historique du Canada
Les coûts relatifs aux demandes d'information aux
termes de la LAI doivent demeurer à la portée de
la bourse du citoyen moyen.
Association canadienne des bibliothèques
On peut supposer que les personnes demandant des milliers
de pages de renseignements ont les moyens de se payer la montagne de photocopies
que leur demande a entraînée.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
La limite actuelle de cinq heures est arbitraire et va
à l'encontre de l'esprit de la Loi. Selon la taille de
la collection à l'étude, cinq heures pourront ou ne pourront
peut-être pas suffire.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Je ne crois pas qu'établir une distinction entre
les catégories de demandeurs en fonction de l'intention de la demande
est un exercice productif. Si le fait de « financer » les demandeurs
commerciaux soulève des inquiétudes, l'établissement
d'une nouvelle structure raisonnable de frais permettrait certainement
de couvrir les frais de ces nombreuses demandes.
Ken Huband
Je crois que la structure de frais actuelle témoigne
de la volonté du Parlement de faciliter l'accès. Par conséquent,
la nature de la demande, son objet, l'urgence de la demande, son délai
de traitement ne devraient pas influer sur les frais imposés. Le
volume de renseignements demandés pourrait donner lieu à
des coûts de reproduction plus élevés, qui sont déjà
prévus dans la structure actuelle.
Ken Huband
La méthode d'évaluation des coûts
associés aux « documents informatisés » figurant
dans la Loi est totalement désuète et devrait être
éliminée. Il serait plus sensé de supprimer tout
renvoi aux frais liés aux renseignements informatisés étant
donné que les institutions peuvent produire cette information à
un coût minime, voire nul.
Ken Huband
Puisque des changements à la structure de frais
peuvent avoir une grande incidence sur l'utilisation de la Loi, ils devraient
uniquement être apportés si l'on peut démontrer clairement
les répercussions qu'ils entraîneront.
Open Government Canada
On devrait supprimer les frais imposés pour les
demandes étant donné qu'ils constituent un obstacle inutile
et inacceptable à l'accès à l'information et que
le traitement des versements des frais actuels de 5 $ entraîne
des coûts administratifs plus élevés pour le gouvernement
fédéral que les frais pour les demandes d'accès lui
en rapportent.
Open Government Canada
Il faudrait que le nombre d'heures de recherche sans frais
pour les demandes passe de 5 à 10 heures étant donné
que l'absence d'un mécanisme de gestion de l'information efficace
dans de nombreux ministères donne actuellement lieu à des
recherches quasi-interminables. Qui plus est, les frais actuels de 10
$ par heure de recherche et de préparation ne devraient pas être
augmentés.
Open Government Canada
Un demandeur ne devrait pas être tenu de débourser
des frais uniquement pour consulter des documents.
Open Government Canada
Les frais de reproduction devraient être uniformisés
au sein du gouvernement fédéral et un maximum devrait être
fixé compte tenu que le public paie déjà pour la
création et la mise à jour de tous les renseignements gouvernementaux.
Ces frais ne devraient jamais dépasser les taux du marché.
Open Government Canada
À l'instar du critère de l'Ontario, le critère
de dispense des frais devrait en outre permettre de déterminer
si les frais imposés au demandeur lui occasionneront des difficultés
financières.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait permettre
la reproduction illimitée, peu importe le moyen de reproduction
utilisé, des renseignements gouvernementaux sans imposer de frais
de droit d'auteur.
Open Government Canada
Il ne devrait pas y avoir de frais d'accès à
l'information et les coûts de reproduction devraient être
réduits au minimum. Les frais ne font que décourager les
citoyens à présenter des demandes d'accès ce qui
est contraire à l'esprit de la Loi. Si l'on craint que
l'accès gratuit à l'information inonde les ministères
de demandes, la gratuité pourrait être mise en œuvre progressivement
de manière à pouvoir dégager les tendances en matière
de demandes et à y réagir plus efficacement. Si l'on constate
que bon nombre de demandes se rapportent aux mêmes genres de renseignements,
il y aurait alors lieu d'envisager l'uniformisation des réponses
ou leur transmission par voie électronique.
Ad IDEM - Advocates In Defence of Expression in the
Media
[Le CJFE] demande au gouvernement fédéral
de démontrer qu'une nouvelle politique en matière de frais,
si elle est adoptée, a bien sa raison d'être, qu'elle n'aura
pas d'incidence sur le droit des citoyens d'accéder à l'information
et qu'elle ne nuira pas à la transparence du gouvernement, l'un
de ses devoirs légitimes.
CJFE - Canadian Journalists for Free Expression
Nous sommes d'avis que les frais initiaux et les frais
pour les heures de recherche et de préparation devraient être
abolis. L'information a été créée et compilée
aux dépens des contribuables. Le gouvernement ne devrait pas considérer
les dépenses engagées pour renseigner le public comme des
coûts supplémentaires, mais bien comme « le coût
de faire des affaires ». L'imposition de frais pourrait être
jugée comme un obstacle à la démocratie active :
il faut fournir aux citoyens les renseignements fondamentaux qui leur
permettront de bien saisir les enjeux et, par le fait même, d'apporter
une contribution utile à leur dénouement. Si des frais de
photocopie sont exigés, ils devraient concorder avec les tarifs
commerciaux, qui sont maintenant considérablement moins élevés
que 0,20 $ la page.
Institut professionnel de la fonction publique du Canada
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Délais
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI de manière
à interdire toute prorogation du délai de réponse
au-delà d'un an sans l'autorisation du Commissaire à l'information
et à permettre le dépôt de plaintes en raison des
délais dépassant un an avec l'autorisation du Commissaire
à l'information.
Open Government Canada
... des procédures strictes doivent être
mises en place pour dissuader les ministères de prendre trop de
temps à répondre aux demandes d'accès.
Société historique du Canada
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Amendes
La Loi devrait prévoir une amende en cas
de refus indu de communiquer l'information.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Les dispositions relatives aux amendes de la Loi sur
l'AI devraient être appliquées lorsque le paragraphe
5(1) de la Loi sur les Archives nationales est enfreint.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Des frais ne devraient pas, à tout le moins, être
exigés par règlement lorsque le délai n'a pas été
respecté.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI de manière
à interdire le recours aux exceptions discrétionnaires si
les délais de réponse prévus aux dispositions législatives
ne sont pas respectés.
Open Government Canada
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI de manière
à interdire l'imposition de frais lorsque les délais de
réponse prévus aux dispositions législatives ne sont
pas respectés.
Open Government Canada
Si un fonctionnaire communique de bonne foi des renseignements
qui, en rétrospective, auraient dû être retenus, cette
personne ne devrait pas encourir de responsabilité civile. Toutefois,
induire volontairement en erreur une personne qui veut accéder
à de l'information ou l'empêcher d'y avoir accès devrait
constituer une infraction. Il y aurait peut-être lieu d'imposer
une taxe aux ministères qui ne communiquent pas l'information dans
les délais prescrits. Cette taxe devrait être versée
au demandeur.
Ad IDEM - Advocates In Defence of Expression in the
Media
Les gestionnaires de la fonction publique devraient être
tenus responsables de la gestion des renseignements qui relèvent
d'eux de la même manière qu'ils le sont de la gestion de
leurs ressources financières. Une option possible consisterait
à mettre en place un système selon lequel des sanctions
pécuniaires seraient imposées lorsqu'une réponse
n'est pas donnée à une demande d'accès dans les délais
fixés, par exemple un système fondé sur une échelle
progressive des sanctions lorsqu'une demande demeure sans réponse
pendant plus de 30 jours, de six mois, d'un an.
Institut professionnel de la fonction publique du Canada
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Obligation relative à la création et à
la conservation des documents
La Loi sur l'accès à l'information et
la Loi sur les Archives nationales devraient être complémentaires.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
À l'instar des gouvernements des É.-U.,
du Royaume-Uni, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, le gouvernement
du Canada devrait modifier la Loi sur l'AI ou adopter une loi
distincte pour exiger la création et la divulgation régulière
(et la conservation pendant une période adéquate) de documents
exacts, détaillés, révélateurs et utiles sur
la structure, les fonctions, les politiques, les décisions, les
procédures et les opérations essentielles de chacune des
institutions gouvernementales pour garantir au public l'accès aux
renseignements portant sur chaque mesure prise par une institution.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait modifier
toute loi portant sur la gestion des renseignements gouvernementaux pour
y ajouter une disposition anti-évitement selon laquelle le défaut
de respecter l'esprit ou l'intention de la Loi constituerait
une infraction.
Open Government Canada
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Gestion de l'information
L'auteur recommande que le gouvernement fédéral
oblige, lors d'amendements à la Loi sur l'accès à
l'information, les organismes du secteur public à élaborer
des pratiques exemplaires en matière d'accès à l'information.
Thomas B. Riley, Commonwealth Centre for Electronic
Governance
Nous tenons en outre à mettre en évidence
le pouvoir non discrétionnaire de l'Archiviste national aux termes
de la Loi sur les Archives nationales du Canada (1987) de contrôler
la disposition ou l'élimination de tous les documents gouvernementaux
sous toutes formes, et de procéder à l'évaluation
des archives avant l'élimination de tous les documents peu importe
leur support, y compris les nouveaux supports électroniques, pour
déterminer quels documents revêtent une valeur « historique
ou archivistique ». Il s'agit d'une composante essentielle à
tout nouveau régime de gestion de l'information gouvernementale.
Il va sans dire que la mise en œuvre d'un nouveau régime doit reposer
sur un partenariat entre le Conseil du Trésor, le Commissaire à
l'information et les Archives nationales.
Société historique du Canada
Le problème concerne les données électroniques
et la façon de l'aborder. S'il n'est pas réglé, la
Loi pourrait devenir superflue.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
[L'Association canadienne des archivistes] exhorte le
Groupe d'étude à reconnaître le lien évident
entre l'application du droit d'accès et la gestion efficace de
l'information du gouvernement sur tous les supports d'enregistrements
(y compris en particulier les documents électroniques), dont l'élimination
est subordonnée à l'autorisation de l'Archiviste national
du Canada... [et] ... exhorte le Groupe d'étude à renforcer
les pouvoirs (et à augmenter les ressources) du Commissaire à
l'information et de l'Archiviste national pour leur permettre de promouvoir
une meilleure gestion des documents, y compris des pouvoirs disciplinaires
accrus lorsque ne sont pas respectées les directives sur la conservation
des documents.
Association canadienne des archivistes
De nos jours, l'organisation et la conservation des documents
imprimés sont moins uniformes et la gestion des documents électroniques
qui représentent un volume appréciable des renseignements
utilisés par le gouvernement manque de cohérence.
Ken Huband
Le gouvernement fédéral devrait adopter
une politique de gestion de l'information et un cadre administratif clairs
et exhaustifs en vue de s'acquitter efficacement des obligations prévues
à la Loi sur l'AI et de souscrire aux principes démocratiques
suivants (qui pourraient en outre être ajoutés à la
Loi sur l'accès à l'information) :
- la conservation de l'information gouvernementale en tant que ressource
nationale essentielle;
- la divulgation courante et la diffusion active au public de la majorité
des renseignements gouvernementaux;
- des services complets d'aide auxquels le public pourra facilement
faire appel pour trouver et consulter des renseignements gouvernementaux.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait modifier
la Loi sur l'AI pour obliger toutes les institutions gouvernementales
à tenir un registre public de l'ensemble des documents, y compris
les sondages d'opinion publique, qu'elles conservent et de tous les documents
communiqués conformément à la législation.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait concevoir
un système d'accès public par Internet à la base
de données du Système de coordination des demandes d'accès
à l'information (CDAI) pour permettre au public de trouver facilement
les sujets et les institutions gouvernementales au sujet desquels des
renseignements sont demandés.
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait clairement
définir et assigner les responsabilités relatives à
la gestion de l'information dans chacune des institutions gouvernementales
de concert avec les principaux organismes gouvernementaux de gestion de
l'information (par exemple le Bureau du dirigeant principal de l'information,
les Archives nationales, le Commissaire à l'information, le Commissaire
à la protection de la vie privée, le Vérificateur
général et la Bibliothèque nationale).
Open Government Canada
Le gouvernement fédéral devrait procéder
régulièrement à une vérification des systèmes
d'information des institutions gouvernementales tout comme il vérifie
leurs ressources financières, matérielles et humaines.
Open Government Canada
Nous sommes d'accord pour dire que pour assurer un accès
approprié et efficace à l'information du gouvernement, il
faut que les documents sous le contrôle de celui-ci soient gérés
et archivés méticuleusement. Comme l'a fait observer l'honorable
John Reid lorsqu'il a pris la parole au Colloque des éditeurs de
l'ACJ sur l'accès à l'information (le 25 novembre 1999) :
« S'il n'est pas possible de trouver et de produire facilement des
documents sur certains sujets, le droit d'accès à l'information
n'a pas de sens… ...[la mauvaise gestion de l'information] ne menace pas
seulement la viabilité du droit d'accès à l'information;
elle menace également le système d'archivage national et
la possibilité de garantir un bon gouvernement aux citoyens ».
Selon nous, une mauvaise gestion de l'information pourrait
aussi entraîner la divulgation d'information confidentielle alors
que cette divulgation est exemptée de la Loi et, à
ce titre, menace l'intégrité des dispositions relatives
à l'exemption. Par conséquent, nous encourageons la prise
de toute mesure pour améliorer la gestion des dossiers et le respect
de l'obligation de rendre compte à cet égard en vertu de
la Loi.
Association des fabricants internationaux d'automobiles
du Canada
et Association canadienne des constructeurs de véhicules
Il faut que des améliorations importantes soient
apportées aux systèmes de gestion de l'information. L'une
des principales raisons des délais de réponse aux demandes
d'accès tient au fait que l'on ne sait pas quels renseignements
existent. Par conséquent, le temps consacré à chercher
l'information ralentit le processus de réponse. Nous appuyons l'ajout
dans la Loi d'une exigence selon laquelle les gestionnaires devraient
tenir à jour un inventaire de tous les renseignements et documents
qui relèvent d'eux.
Institut professionnel de la fonction publique du Canada
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