Présentation d'observations au Groupe d'étude de l'accès
à l'information
RÉSUMÉ DES RECOMMANDATIONS / PROPOSITIONS / COMMENTAIRES
SOUMIS PAR ÉCRIT AU GROUPE D'ÉTUDE DE L'ACCÈS À
L'INFORMATION
6. PROCESSUS DE RECOURS
Mandat et pouvoirs du Commissaire
Que la Loi soit reformulée de manière
à ce que la compétence du Commissaire à l'information
de faire enquête sur les plaintes aux termes de l'alinéa
30(1)f) se limite strictement aux plaintes se rapportant au défaut
d'une institution gouvernementale de se conformer à une obligation
ou à une exigence imposée par la Loi. Ainsi, on
garantirait l'application de la règle ejusdem generis.
Observation soumise
Que l'alinéa 30(1)f) de la Loi
soit reformulé de manière plus précise pour qu'il
ne plane aucun doute qu'il s'applique uniquement aux éléments
visés par l'intention de la Loi et qu'il ne facilite pas
les « enquêtes tout azimut » et/ou qu'il ne s'applique
pas à des enjeux qui relèvent clairement des compétences
et du mandat d'autres tribunaux/ commissions permanents qui sont les seuls
à posséder les connaissances spécialisées
voulues pour enquêter sur les infractions présumées
à leur loi.
Observation soumise
La Loi devrait explicitement restreindre sévèrement
les pouvoirs du Commissaire à l'information en ce qui concerne
les droits à la protection des renseignements personnels des témoins.
Toute contestation fondée sur la protection des renseignements
personnels présentées par des témoins en vertu de
la Charte devraient être transférées immédiatement
à la Cour fédérale pour décision.
Observation soumise
La Loi devrait comporter une disposition pour
restreindre les pouvoirs du Commissaire à l'information à
enfreindre le droit à la liberté d'association prévu
à la Charte dont jouit un témoin. Le Commissaire
devrait être tenu de demander à la Cour fédérale
si l'intervention est justifiée.
Observation soumise
Au cours de la révision de la Loi sur l'accès
à l'information, l'article qui accorde au Commissaire à
l'information ou à son mandataire le pouvoir sanctionner pour outrage
relativement à l'obligation de témoigner devrait être
annulé formellement.
Observation soumise
Il faudrait modifier la Loi de manière
à obliger et à autoriser le Commissaire à l'information
à présenter une demande auprès de la Cour fédérale
en vue de tenir une audience sur la question de l'outrage, de décider
si une condamnation est justifiée et, si c'est le cas, de déterminer
la sanction pertinente. L'Ontario a adopté cette méthode
il y a trente ans.
Observation soumise
Peu importe le modèle de recours retenu, nous appuyons
le renforcement des pouvoirs d'enquête forts.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Nous sommes d'avis que, si un modèle d'ombudsman
est choisi comme le principal modèle de recours, il faudrait envisager
de le doter d'un pouvoir d'ordonnance dans le cas des appels sur les questions
de procédure, comme l'avis réputé donné du
refus.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Il faut accorder plus de pouvoirs au Commissaire à
l'information pour garantir la conformité aux dispositions de la
Loi sur l'accès à l'information et pour empêcher
que l'on prenne trop de temps à répondre aux demandes d'accès.
À l'heure actuelle, le Commissaire ne détient pas de pouvoirs
punitifs autres que de formuler des commentaires publics sur le rendement
des ministères et de leurs représentants. Selon nous, il
faudrait modifier les articles 30 à 40 de la Loi pour
accorder une plus vaste latitude au Commissaire à l'information
et y ajouter des amendes dans les cas de non-conformité.
Société historique du Canada
Accorder des pouvoirs accrus au Commissaire, comme le
pouvoir d'ordonner la divulgation et forcer le gouvernement à se
présenter devant les tribunaux pour empêcher la divulgation
des renseignements.
Association canadienne d'accès à l'information
et
de la protection des renseignements personnels
Le Commissaire à l'information devrait rendre public
les décisions qui peuvent avoir une incidence sur l'ensemble du
gouvernement. Cette façon de procéder délimiterait
et clarifierait certains aspects du traitement des demandes.
Association canadienne d'accès à l'information
et
de la protection des renseignements personnels
Il faut renforcer les pouvoirs du Commissariat à
l'information et lui accorder les ressources requises pour qu'il puisse
donner suite rapidement aux plaintes et assurer un suivi systématique
du rendement du système d'accès à l'information.
Conseil national des femmes du Canada
Il faut accorder au Commissaire à l'information
le pouvoir d'ordonner la divulgation des renseignements chaque fois que
l'intérêt public l'emporte clairement sur le préjudice
possible.
Conseil national des femmes du Canada
La Loi sur l'accès à l'information devrait
permettre expressément au Commissaire de coordonner de concert
avec l'Archiviste la mise en application du paragraphe 5(1) de la
Loi sur les Archives nationales (l'élimination des documents
est subordonnée à l'autorisation de l'Archiviste).
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Le Commissaire à l'information ne devrait pas relever
du Parlement et devrait détenir le pouvoir de rendre des décisions
et des ordonnances.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Le Commissaire à l'information (avec le consentement
du Commissaire à la protection de la vie privée) devrait
être habilité à rendre des ordonnances relativement
à la gestion des documents.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
Les décisions du Commissaire à l'information
devraient être exécutoires à l'endroit du gouvernement
puisqu'elles permettraient d'accélérer le processus d'accès
à l'information.
Ad IDEM - Advocates In Defence of Expression in the
Media
Il convient de maintenir distinct le Commissaire à
l'information et le Commissaire à la protection de la vie privée.
Il importe que le sentiment général en faveur de la protection
de la vie privée, par exemple, ne nuise pas aux efforts déployés
au sein du gouvernement pour défendre les droits à l'accès
à l'information.
Ad IDEM - Advocates In Defence of Expression in the
Media
Le modèle d'ombudsman n'a pas été
efficace pour plusieurs raisons. Aucun des deux commissaires ne suit le
modèle d'ombudsman de façon concrète. Ils considèrent
plutôt les plaintes comme une occasion de mener une vérification
générale et de procéder à une évaluation
approfondie du processus de traitement des demandes d'accès. Cette
méthode conduit souvent l'enquête à des domaines qui
ne revêtent aucun intérêt pour les plaignants. La méthode
de vérification est inutilement lourde pour toutes les parties.
Le facteur temps est important pour la majorité des demandes et
pour les plaintes qui en découlent. Après des mois voire
des années d'attente, le demandeur se souciera peu d'apprendre
que sa plainte était ou n'était pas fondée. L'autre
aspect problématique du modèle tient au fait que s'il permet
de régler un litige particulier il n'est pas aussi efficace dans
le cas des problèmes systémiques étant donné
que les institutions peuvent simplement ne pas tenir compte des directives
du Commissaire sachant que ce dernier n'a pour seul recours que de déposer
un rapport au Parlement.
Ken Huband
Le Commissariat pourrait guider la collectivité
de l'accès à l'information. Premièrement, compte
tenu que le Commissariat ne communique pas le fruit de ses constatations,
il est plus difficile aux coordonnateurs et aux membres du personnel de
comprendre l'interprétation des dispositions législatives
par le Commissaire. Tous les rapports définitifs d'enquête
sur les plaintes devraient être publiés. Le Commissaire devrait
en outre envisager de diffuser des décisions anticipées
et des énoncés généraux sur l'interprétation
données aux questions problématiques. Ces décisions
ne seraient pas exécutoires, mais donneraient une idée générale
de l'opinion du Commissaire sur ces questions. Deuxièmement, je
crois que l'on devrait accorder au Commissaire le même mandat et
les mêmes ressources pour faire connaître et à promouvoir
l'objet de la Loi que ceux accordés au Commissaire à
la protection de la vie privée aux termes de la Loi sur la
protection des renseignements personnels et les documents électroniques.
Ken Huband
Le moment est venu de faire doter le Commissaire d'un
statut quasi-judiciaire et de lui accorder le pouvoir de rendre des ordonnances.
Ken Huband
Il faudrait modifier la Loi sur l'AI pour accorder
au Commissaire à l'information les pouvoirs suivants :
- à l'instar du Commissaire du Royaume-Uni, de l'Ontario, de
la C.-B. et du Québec, ordonner la divulgation en temps opportun
des documents visés par les droits d'accès prévus
à la Loi sur l'AI;
- à l'instar du Commissaire du Royaume-Uni, ordonner la divulgation
des documents si elle présente un intérêt public;
- ordonner qu'une institution soit assujettie à la Loi sur
l'AI si le Commissaire juge que cette institution répond
aux critères d'assujettissement de la Loi sur l'AI;
- à l'instar du Commissaire de l'Ontario, demander aux institutions
gouvernementales de fournir des statistiques sur la mise en œuvre des
dispositions législatives en vue de préparer les rapports
de rendement de ces institutions;
- ordonner que des modifications soient apportées aux politiques
et aux lignes directrices gouvernementales, y compris au barème
d'honoraires, si le Commissaire est d'avis que ces politiques ou lignes
directrices vont à l'encontre de l'esprit et de l'intention de
la Loi sur l'AI;
- à l'instar du Commissaire du Royaume-Uni, donner des directives
(y compris exiger la présentation d'un plan de conformité)
pour casser les cycles d'infractions à la Loi sur l'AI
par les ministères et sanctionner les auteurs des infractions
à la Loi sur l'AI ou aux politiques et lignes directrices
connexes.
Open Government Canada et Groupe de travail des ONG
sur la Société pour l'expansion des exportations
[Le CJFE] demande au Commissariat à l'information
de surveiller plus étroitement la mise en œuvre des dispositions
législatives par les parties concernées.
CJFE - Canadian Journalists for Free Expression
[Le CJFE] réclame que le rapport annuel du Commissariat
donne davantage de précisions sur le rendement des ministères
fédéraux.
CJFE - Canadian Journalists for Free Expression
[Le CJFE] recommande de fournir au Commissariat les outils
qui lui permettront d'assurer un suivi des propositions législatives
qui créent de nouveaux organismes qui ne sont pas formellement
assujettis à la Loi et qui ne prévoient pas de dispositions
spéciales sur la protection des droits d'accès. [Le CJFE]
demande au Commissariat de collaborer à l'élaboration de
normes et aux suivis des tendances en la matière [se reporter au
commentaire précédent].
CJFE - Canadian Journalists for Free Expression
Il ne faudrait pas restreindre les pouvoirs que possède
actuellement le Commissaire à l'information.
Open Government Canada et Groupe de travail des ONG
sur la Société pour l'expansion des exportations
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Processus de recours
Nous proposons qu'un organisme de surveillance ait le
pouvoir d'examiner l'exercice du pouvoir discrétionnaire d'une
institution gouvernementale de ne pas divulguer un document.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Il ressort clairement que la médiation s'harmonise
bien tant avec un modèle de recours d'ombudsman qu'avec un modèle
comportant le pouvoir de rendre des ordonnances. Nous recommandons vivement
que la médiation fasse partie intégrante de tout nouveau
mécanisme fédéral de recours ainsi que l'adoption
d'une disposition législative qui prévoit expressément
la médiation comme méthode de règlement des différends.
Ann Cavoukian, Commissaire à l'information et
à la protection de la vie privée de l'Ontario
Le processus de traitement des plaintes devrait être
soumis à la médiation avant d'entreprendre une enquête
officielle longue et coûteuse.
Association canadienne d'accès à l'information
et
de la protection des renseignements personnels
Le gouvernement canadien devrait songer à constituer
un tribunal administratif qui pourrait traiter les appels rapidement et
à peu de frais.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Un mécanisme interne d'examen rapide pourrait être
très utile compte tenu que la majorité des plaintes portent
tout simplement sur la question de savoir les raisons pour lesquelles
les renseignements n'ont pas été divulgués. Un processus
d'examen interne pourrait être crée au sein du commissariat.
Ken Huband
Le gouvernement fédéral ne devrait pas modifier
la Loi sur l'accès à l'information ou le mécanisme
d'accès à l'information pour obliger les demandeurs insatisfaits
à attendre la fin d'un processus d'examen ministériel avant
de pouvoir déposer une plainte auprès du Commissaire à
l'information.
Open Government Canada
Je me permets de vous suggérer d'étudier
les pouvoirs supplémentaires accordés au Commissaire à
la protection de la vie privée aux termes de la Loi sur la
protection des renseignements personnels et les documents électroniques,
en particulier le pouvoir d'inviter le plaignant à épuiser
les recours à sa disposition (procédures de règlement
des griefs ou autres) ou de faire instruire la plainte selon d'autres
procédures (comme un tribunal des droits de la personne) qui conviennent
davantage; de refuser les plaintes déposées il y a trop
longtemps; et de recourir à d'autres modes de règlement
des différends comme la médiation et la conciliation plutôt
qu'à une enquête officielle. L'attribution de pouvoirs semblables
au Commissaire simplifierait et améliorerait le traitement des
plaintes.
Ken Huband
Si un rapport du Commissaire est rendu public, tous les
documents ayant servi à préparer ce rapport devraient aussi
être accessibles au public aux termes de la Loi sur l'accès
à l'information.
Observation soumise
Le Commissaire en ayant recours à un processus
secret et qui ne peut faire l'objet d'un examen mène des enquêtes
sur les actions des fonctionnaires. Étant donné qu'il pourrait
y avoir de graves conséquences pour la personne sous enquête,
il me semble juste de créer un processus aux termes de la Loi
qui prévoit des mesures équilibrées, y compris
un mécanisme d'appel permettant d'examiner le processus même
de l'enquête.
Observation soumise
Il faut que des modifications soient apportées
à la Loi sur l'accès à l'information pour
que les fonctionnaires qui accomplissent leur travail de façon
sincère et honnête soient protégés. Compte
tenu des conséquences catastrophiques possibles pour leur carrière,
ils doivent être protégés à tout le moins par
un processus qui est conforme à la Charte canadienne des droits
et libertés.
Observation soumise
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Contrôle judiciaire
La Cour fédérale devrait continuer à
exercer des contrôles judiciaires des activités du Commissaire.
Kirsti Nilsen et Margaret Ann Wilkinson
La Cour fédérale devrait disposer de tous
les pouvoirs de contrôle requis afin que toutes les décisions
prises, qu'elles portent sur les frais, les prolongations de délai
ou d'autres questions touchant l'accès à l'information,
puissent faire l'objet d'un examen judiciaire.
Robert Bothwell et Patricia McMahon
Selon moi, la Cour devrait pouvoir rendre des décisions
sur toutes les questions visées par la Loi. Toutefois,
si l'on accorde au Commissaire le pouvoir de rendre des décisions
exécutoires, cette option devient inutile.
Ken Huband
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AUTRES
Le gouvernement fédéral devrait adopter
des dispositions législatives sur la protection des dénonciateurs
visant les fins suivantes :
- s'appliquent à tous les fonctionnaires et au personnel politique;
- créent une entité détenant tous les pouvoirs
d'enquête requis et les ressources suffisantes et qui fait rapport
au Parlement;
- accordent aux dénonciateurs le droit de déposer une
plainte de façon anonyme au sujet d'infractions aux dispositions
législatives, au règlement, aux politiques ou aux lignes
directrices du gouvernement;
- protègent les dénonciateurs qui révèlent
leur identité contre des représailles de toutes sortes
si le bien-fondé de leur plainte est établi;
- accordent aux dénonciateurs dont les révélations
sont fondées une part du montant des sanctions pécuniaires
imposées aux auteurs des infractions, peu importe les dispositions
législatives enfreintes.
Open Government Canada
Compte tenu de la recommandation susmentionnée
concernant l'adoption de dispositions législatives sur la protection
des dénonciateurs, le gouvernement fédéral devrait
modifier ses lignes directrices à l'intention des fonctionnaires
de manière à remplacer le principe de la « loyauté »
par l'obligation « d'obéir aux lois ».
Open Government Canada
...La SHC fait valoir la nécessité de trouver
un équilibre entre les droits à l'accès et les droits
à la protection des renseignements personnels. ...À mesure
que les défenseurs pour une plus grande protection des renseignements
personnels établissent le bien-fondé de leurs arguments,
il importe de faire en sorte que leurs demandes pour une meilleure protection
ne se réalisent pas aux dépens des droits d'accès.
Selon nous, le conflit actuel au sujet des questions de droits d'accès
et de protection des renseignements personnels (y compris l'impasse liée
au recensement et les différends concernant les pouvoirs du Commissaire
à l'information) témoigne de la nécessité
de défendre ardemment les droits d'accès. La SHC réclame
donc un examen parlementaire exhaustif de la Loi sur l'accès
à l'information en vigueur dans l'espoir d'une meilleure protection,
voire d'une amélioration, de ces droits.
Société historique du Canada
[L'Association canadienne des archivistes] exhorte le
Groupe d'étude à maintenir l'équilibre historique
et équitable entre, d'une part, respecter les droits des citoyens
d'accéder à l'information gouvernementale pour les besoins
de la recherche et tenir le gouvernement responsable par l'entremise de
documents fiables en tant que fondement de la démocratie et, d'autre
part, éviter de divulguer trop tôt de l'information personnelle
de nature délicate, ce qui serait une atteinte à la vie
privée.
Association canadienne des archivistes
[L'Association canadienne des archivistes] exhorte le
Groupe d'étude à songer, à la lumière des
impasses récentes liées aux documents historiques du recensement,
à l'ajout d'une clause explicite sur la divulgation des données
des recensements à la Loi révisée.
Association canadienne des archivistes
Les nouvelles technologies de communications peuvent faire
surgir le risque d'une invasion à la vie privée. Pour éviter
que cela ne se produise, la Loi sur la protection des renseignements
personnels doit aussi faire partie de la discussion.
Association canadienne des bibliothèques
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